‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 2)Chapitre 89 sur 266 · LIVRR II. — LA COUR · texte numérisé non relu

LIVRR II. — LA COUR

un autre Agrippa, fils homonyme du précédent, fut élevé à la cour de Claude^ ; Marc-Aurèle grandit à celle d'Adrien-. Claude avait introduit à ses repas l'usage de faire manger ses enfants avec d'autres garçons et petites filles nobles, assis aux pieds des adultes; ce qui ne se comprend bien que des enfants élevés à la cour^. Parmi ceux-ci se trouvait Titus, dont le père, Vespasien, était déjà monté très haut, sous Claude, par la faveur de Narcisse. Camarade du jeune Britannicus, il reçut la même instruction que lui des mêmes maîtres; les deux jeunes gens étaient très-liés, et Titus goûta même, dit-on, de la coupe empoisonnée dont le breuvage causa la mort de Britannicus''. Souvent des amitiés durables se fondaient sur ces camaraderies du jeune âge. Parmi les amis les plus choyés de Marc-Aurèle, deux de l'ordre des sénateurs et deux de l'ordre équestre avaient été ses condisciples^.

1 Josèphe, A. J. XIX, 9, 2.

2 Vie de Marc Antonin , chap. iv.

3 Suétone, Claude, chap. xxxii.

* Le même, Titus, chap. ii.

^ Vie de Marc - Antonin , chap. m.

iS2 MŒURS ROMAINES.

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