UVRE X. — • LES BELLES-LETTRES
le poëte Arruntius Stella (consul en 101)', L. Appius Norbanus Maximus, vainqueur de L. Antoine Saturnin, puis consul une seconde fois en 103^^ Licinius Sura (consul en 102), le plus puissant des amis de Trajan^ et plusieurs autres.
Naturellement, Martial chercha et trouva aussi des protecteurs dans Tordre équestre, auquel appartenait Télégant Atédius Mélior, qui donnait de si excellents repas, dans sa belle maison avec jardin, sur le mont Célius\ ainsi que d'autres amis, fort aisés, du poëte. Parmi ceux de ses amis qu'il a chantés le plus souvent, figure pourtant aussi un centurion, Aulus Pudent, qui ne parvint même jamais à obtenir, paraît-il, ce qui formait le but de toute son ambition, la place de primipilaire , conférant la dignité de chevalier. Martial eut, de même, avec d'autres centurions, des liaisons auxquelles il attachait du prix, à en juger par la mention honorable qu'il en fait dans ses vers.
Enfin, parmi les personnes, plus ou moins riches ou considérables^ dont il crut devoir rechercher Tamitié ou les bonnes grâces, nous nommerons encore G. Jules Proculus, l'Espagnol Térence Priscus, probablement celui auquel Plutarque aussi dédia son traité de defectu oracu-
Pline le Jeune {Hermès, III, 108, en allem.)- I-o Cécilius Sécundus dont Martial parie ailleurs (VII, 84) est une autre personne (Mommsen, p. 79, 1) ; mais le doctus Sécundus du livre V (80, 7) est peut-être Pline, et le Sévère, cliargc de présenter à celui-ci le livre sixième de Martial, peut-être le fils cadet de Silius.
«Martial, 1,7, ^'i; IV, 6; VII; 11,69; VI, 21, 47 ; VII, 14, 30 ; VIII, 78; IX, 42, 55, 89 ; X, 48, 5 ; XI, 52 ; XII, 3, 1 1 ; voir aussi Mommsen, p. 126.
' Martial, IX, 84; Orelli, 772; Encyclopédie de Stuttgardt, V, 698, o.
^Martial, VI, 64, 13; VII, 47.
« II, 69; IV, 64, 8; VI, 28, etc. ; VIII, 38; Slace, SUves, III, 3, i.
/orwm, Apollinaire, propriétaired'un bien près de Formies, ami dont Martial estimait beaucoup le jugement fin, Sparsus^ ami de Pline le Jeune, Atticus (peut-être un Pomponius Atticus, 'de famille sénatoriale), le jeune Fiaccus, le consulaire Frontin, qui donna Thospitalité à notre poëte dans une de ses propriétés, sur le golfe de Naples, les poètes Faustin, Varron et Voconius Victor, le bon vieux Munatius Gallus, Fuscus, propriétaire de bois et de plantations d'oliviers, près de Tibur, le chevalier Terentianus, préfet des trois cohortes stationnées à Syène, sur le Nil, l'Ombrien Gésius Sabinus, le jurisconsulte Pompée Auctus, qui savait par cœur les vers de Martial, l'ami Jules Martial, possesseur d'une charmante petite propriété, avec bibliothèque, sur le mont Janicule, et excellent critique en fait d'arts, les amis Jules Géréalis , Lupus et Népos, un certain Jules Rufus, qui ressemblait à Socrate, etc., etc.
Stace fréquentait en partie les mêmes sociétés, et recherchait les bonnes grâces des mêmes patrons que Martial, naturellement avant tout celles de l'empereur, dont il ne négligeait, dans aucune de ses publications, d'invoquer la personne divine*. Mais il semblerait qu'à lui aussi 'le renouvellement continuel des plus humbles hommages et de flatteries, exagérées jusqu'au ridicule, ne rapportèrent, indépendamment d'une gracieuse approbation, de la part de Domitien, guère plus qu'une invitation à l'auguste table et la facilité de pourvoir sa maison, située près d'Albe, sans doute% d'eau fournie par un aqueduc public. De même que Martial, Stace flatta les affranchis
• stace, Silves, III, préface.
2 Ibidem, III, 2,61, etc.