I, 107; V, 16 ; VIII, 56, 73 ; XI
* VI, 82; VII, 3(> ; voir aussi VIII, 28 ; IX, 49; X, 73 ; Yll, 16 :
Mra. (iomi non sunt : supcrest hoc. Régule, soluin, Ut tua vendamus munera : num quid emisP
tion de qui la payait. « Tel que j'ai loué dans mes vers, » dit-il quelque part (V, 36), « fait comme s'il ne me devait rien : c'est un filou. » C'est que, probablement, tout le monde n'était pas dans le sentiment de Pline le Jeune, qui se crut obligé, pour témoigner à Martial sa reconnaissance d'une poésie à sa louange, de lui envoyer de l'argent pour un voyage, en disant que le don le plus précieux, à ses yeux, était celui de la gloire^ de l'éloge et de l'immortalité, décernés par un poëte\ Cependant, une grande partie des personnes louées par Martial, ont certainement payé, pour cet honneur, bien que le payement ne répondît peut-être pas toujours à son attente. Mais le principal ainsi que le plus lucratif emploi de son talent, et le meilleur qu'il pût en faire, ce fut de l'afTecter, d'une manière plaisante et spirituelle, au divertissement des réunions de société, et là aussi il lui arriva de ne le ravaler guère moins que par ses adulations les plus rampantes. On ne pouvait certes plus lui en vouloir de fournir, sur commande ou sur des sujets donnés, autant de pièces de vers qu'on en demandait^; celles qui portent le titre de Xénies^ notamment, n'ont été, selon toute apparence, primitivement que des devises pour les étiquettes des étrennes que l'on faisait, à l'époque des Saturnales, dans les maisons opulentes; mais, comme les joyeux convives, dans les orgies bachiques des Saturnales', et la
* Pline le Jeune, Lettres, tll, 21.
2 Martial, XI, 42.
Séria cum possim, quod deleclantia malo Scribere, tu causa es, lector amice, mihi,
At nunc conviva est comissa torque libellus.