‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 147 sur 265 · LIVRE VI. — LES SPECTACLES · texte numérisé non relu

LIVRE VI. — LES SPECTACLES

puis cent taureaux de Chypre (tauri Cypriaci] et deux cents ihices, espèce de chèvres, d'après Pline le Naturaliste ^

Symmaque^ fît aussi venir pour ses jeux des addaces, espèce de gazelles, des pygargues, la capra xgagrus de Pallas peut-être, et des chiens d'Ecosse^, race que l'on exportait déjà, de la Grande-Bretagne, du temps de Strabon*.

Enfin, Ton trouve encore, dans les spectacles décrits par Calpurnius^, la mention du lièvre blanc {lepus variabilis de Pallas), du sanglier cornu [babiroussa probablement) et du phoque.

Pour les serpents, qu'on exposait, mais qui ne figurèrent jamais dans les représentations de cbasses, nous renvoyons au tome I, p. 26.

Ampliithéâtres romains de lltalie et des proTinces.

Rien ne montre plus clairement combien les jeux de la gladiature et les tueries d'animaux étaient répandus, dans

Africœ miri coloris silvestres feriarietes sicut aliae bestiee muaerariis adportarentur, etc.

1 VII, 214 (caprarum genus). — Vie de Prohus, chap. xix : Ibices et oves ferœ.

2 Lettres, IX, 125.

3 Ibid., Il, 17.

, ^ IV, 5, 2, p. 199. — Grat. Fallscus, Cyneg., \liki, Nemesianus, Cyneg., 124.

5 Eclog., III, 57, etc.

Tempire romain, que le grand nombre d'amphithéâtres dont il reste des vestiges. Encore ne faut-il pas perdre de vue que le besoin d'élever des amphithéâtres en pierre, les seuls dont les ruines aient pu résister aux injures du temps jusqu'à nos jours, n'a dû, naturellement, se faire sentir que dans les localités où ces spectacles étaient donnés régulièrement et à grands frais. L'absence de traces d'un édifice pareil dans d'autres lieux, où Ton se contentait peut-être d'un amphithéâtre en bois, ne prouve donc pas nécessairement que l'on y fût privé des jeux de l'arène.

Les traces des amphithéâtres se retrouvent dans certaines traditions, dans des ruines ou débris encore existants et dans l'usage local de certaines dénominations par lesquelles on les désignait au moyen âge. Mais tous ces indices sont souvent tellement vagues, qu'il est impossible d'en rien conclure avec certitude. Ainsi l'existence du prétendu amphithéâtre de Pérouse n'est, ou plutôt ne paraît attestée que par les actes de saint Herculan, qui sont apocryphes ^ Le fait de la construction d'un amphithéâtre à Pavie par Théodoric le Grand , pour lequel il existe un autre témoignage^, n'est pas moins contestable. Maffei^ ne l'admet pas, par la considération que l'usage des jeux de la gladiature était tombé longtemps avant celte époque; mais on peut objecter, d'autre part, que les tueries d'animaux, auxquelles servaient alors principalement les amphithéâtres, étaient restées à la mode, et que Théodoric fit notoirement beaucoup pour les spectacles, à Rome aussi.

1 Vermiglioli, Iscriz. Perugine, p. 254-259. ■ 2 Anonym. Vales. (Ammien Marcellin, éd. Wagner-Erfurdt, p. 623. 71).

Degli anfiteatri, 2^ éd., p. 90.

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