‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 200 sur 265 · LIVRE \I1. — LES VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE \I1. — LES VOYAGES

de préférence, un séjour dans des forets de bois résineux, ou une cure de lait dans la montagne'. Parmi les endroits renommés pour Tefficacité des drogues qu'ils produisaient, ou qu'on y préparait, le plus fameux était Anticyre sur le golfe de Grisa, où venaient plus de malades que dans la ville du môme nom située au pied du mont OEta, car, bien que celle-ci produisît le meilleur ellébore, on le préparait mieux dans l'autre ^.

La grande affluence de visiteurs aux temples des dieux guérissant les malades, Esculape, Isis et Sérapis, sanctuaires auxquels étaients joints souvent des établissements thérapeutiques, ou des oracles, pour l'interprétation des songes, est un fait généralement connu, ainsi que le nom d'Épidaure, célèbre par son temple d'Esculape. L'usage des bains n'était guère^ dans l'antiquité, moins fréquent que de nos jours, et une grande partie des sources que visitent encore aujourd'hui les malades étaient connues dès cette époque. Ainsi, pour ne citer qu'un exemple, les eaux de Bade en Suisse étaient déjà très-fréquentées dans la seconde moitié du premier siècle de notre ère ^. Nous parlerons plus loin des villes d'eaux , comme Baïes, Édepsus et Canope, qui étaient en même temps, ou principalement, des lieux de plaisir.

En général, il paraît qu'on voyageait aussi beaucoup pour se distraire et se récréer^.

1 Pline l'Ancien, H. N., XXXIV, 28.

2 Pline, H. TV., XXV, 52. — Slrabon, VIII, 418 C. —Horace, Saf,y II, 3, 166. — Suétone, Caligula, chap. xxix.

3 Tacite, ^/s#., 1,67.

* Sénèque, à Polybe, 6, 4 ; Lettres, 28. — Properce, III, 21. — Ovide, Remed. am., 211, etc.

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