‹ Moeurs romaines du regne d'Auguste à la fin des Antonins. Traduction libre, faite sur le texte de la 2. éd. allemande, avec des consideration générales et des remarques (volume 4)Chapitre 224 sur 265 · LIVRE Vil. — LES VOYAGES · texte numérisé non relu

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ans plus tard du moins, étaient ceux du cirque et du théâtre, et, à parties farces et les représentations des jongleurs, c'est surtout la danse et la musique que le peuple y aimait avec passion'. La musique alexandrine était célèbre dans le monde entier, depuis le siècle d'Auguste^; on prisait no* tamment les joueurs de flûte ^ et de cithare ^ , ainsi que les chanteurs de celte ville ^, dans laquelle la musique devint un objet d'enseignement public^. On la regardait comme une panacée universelle '^, et les prouesses des chanteurs, des cantatrices et des harpistes y transportaient les masses jusqu'au délire^. L'intérêt passionné qu'on prenait à l'issue des courses de chars y conduisit aussi, souvent, à des scènes tumultueuses et môme sanglantes^, d'autant plus que les classes inférieures devaient, parfois, arriver au spectacle dans un certain état d'ivresse, causé par l'usage immodéré d'une bière d'orge, que l'on y goûtait fort^^. En général, la plèbe d'Alexandrie était des plus dangereuses, non-seulement comme toute populace d'un grand port de mer, mais parce qu'elle était tout particulièrement un mélange bâtard, formé de l'écume des diverses nations dont elle procédait. Il suftisait d'ime étincelle pour mettre le feu aux matières inflammables de ce volcan; un rien pouvait changer celte ville de luxe,

1 Dion Cassius, l. c, 361 M, etc.

2 Ovide, Art d'aimer, III, 318 : Niliacis carmina hisa modis. — Voir aussi dans Martial, III, 63 (Cantica Nili).

3 Properce, IV, 8, 39. — Tacite, Annales, XIV, 60.

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