‹ Mois de saint JosephChapitre 11 sur 71 · LA PRUDENCE · texte numérisé non relu

LA PRUDENCE

Custos prurfenlix inveniet bona.

Celui qui garde la prudence, lrou« vera lous les biens. (Prov. six, 8.)

Après les trois vertus théologales que nous avons étudiées dans le cœur de saint Joseph, nous allons apprendre de lui à pratiquer celles que l'on appelle ordinairement cardinales, parce qu'elles sont comme la base et le principe de toute la perfection chrétienne. 11 y en a quatre, et nous entrerons avec d'autant plus de bonheur dans la méditation de ces sujets importants, qu'il est plus rare de les voir traités, même dans les meilleurs livres de piété.

Saint Joseph a é!é extrêmement prudent; sa vie entièi e en serait la preuve la plus louchante. Il nous suffira de rappeler ici seulement deux circonstances, où il nous semble avoir aileint lu plus haute perfection de cette vertu.

La première, ce lut au moment des doutes qui s'élevèrent dans son esprit, et avant que le grand

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mystère de l'Incarnation lui eût été révélé. Que fait Joseph? Il se tait. C'est le tait d'un homme sage et prudent, dit la sainte Écriture : Vir prt* dens tacebit (Prov., xi, 12). Il attend, il prie en âlence, et la lumière du ciel est venue. L'Ange lui confia le secret de Dieu. Répétons-le : Se taire, ne pas juger, attendre et prier, c'est une preuve de haute sagesse et de prudence divine.

La seconde circonstance n'est pas moins admirable, dans le mystère de la fuite en Egypte. Ici la prudence se révèle dans la fidèle obéissance de Joseph, malgré tous les vains prétextes que la raison semblait devoir opposer à l'ordre que l'Ange du Seigneur venait de lui donner. A l'instant même, il se lève et part avec L'Enfant et sa mère.

I. Nous étudierons d'abord la nature de la prudence; II, puis nous apprendrons à pratiquer cette vertu, qui deviendra la règle de notre vie.

I. Il tout toujours commencer par définir la vertu dont nous avons à parler; et c'est encore saint Thomas d'Aquin, l'ange de l'école, qui doit nous servir de maître et de guide : il dit en trois mots qu'elle dirige sûrement toutes nos actions; c'est la règle de notre conduite ; Recta atjendorum ratio; et il explique aussitôt cette définition

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