DÉLAISSÉES PAR LEURS AMIS
2o DÉLAISSÉES PAR LEURS PARENTS
^^^REMiER POINT. — Considérez qu'il y a au fond
^ du Purgatoire une classe d'Ames entièrement délaissées, auxquelles personne ne s'intéresse, et qui souffrent sans consolations. L'Eglise , il est vrai, n'oublie aucun de ses enfants, et les Ames dont nous parlons ont
part comme les autres aux prières que cette tendre mère adresse tous les jours au Seigneur en faveur des défunts ; mais, outre ces prières communes, il ne leur vient de la terre aucun secours particulier. Elles sont d'abord abandonnées de leurs amis, qui leur avaient promis et juré une affection impérissable. Mais comme cette affection était purement humaine et mêlée de beaucoup d'égoïsme, elle s'est éteinte avec le dernier son de la cloche. Quel surcroît d'affliction ne cause pas à ces pauvres prisonnières ce délaissement si inattendu ! Ati !
écoutez ces justes reproches qu'elles adressent à ceux qui ont
sitôt oublié les devoirs de Tamitié : Ayez donc pitié de nous, vous du moins qui êtes nos amis, saltem vos amici met. Nous vous avons donné tant de gages de notre affection et de notre dévouement sur la terre ! Vous avez affirmé si souvent que vous nous aimiez si tendrement ! Vous avez promis à notre heure dernière, en nous disant adieu, que vous ne nous oublieriez jamais ! Et, hélas!
vous ne pensez plus à nous. Pas une prière, pas une aumône, pas une larme, pas un soupir. Parce que nous sommes loin de vos yeux, vous nous avez bannies de votre cœur. 0 inconstance des affections humaines qui s'en vont,
comme dit Bossaet , avec les années et avec les intérêts !
Ces reproches ne s'adressentils pas à vous, Ame chrétienne ?
Pensez-vous quelquefois aux amis de votre enfance, de votre jeunesse;, que la mort vous a ravis, et qui soufTrent peut-être pour vous avoir trop aimés? (( Ces chers morts, nous les oubUons beaucoup trop, disait Saint François de Sales, et pourtant ils nous ont tant aiméspendant leur vie ! »
Ah ! craignons d'être délaissés à notre tour, car il est écrit que celui qui oublie sera oublié, si quis ignorât ignorabitur !
Deuxième point. ~ Délaissées de leurs amis, ces pauvres Ames
dont nous parlons le sont aussi de leurs parents, soit qu'ils n'existent plus en ce monde, soit qu'ils aient abjuré tout sentiment de charité et de reconnaissance. Oui, leur père, leur mère^, leurs frères, leurs sœurs, leurs héritiers, les ont abandonnées. Quelque part qu'elles portent leurs regards , elles ne rencontrent que| l'oubli, le délaissement. L'oubli sur toute leur vie , qu'aucune parole ne rappelle plus ; l'oubli sur leur noni;, que personne] déjà ne prononce ; l'oubli sur leur tombeau^ qui ne reçoit ni visite, ni prière; l'oubli sur leur mort qu'on ne pleure plus ; l'oubli sur leurs souffrances d'outre-tombe que
personne ne cherche à tempérer; ToLibU partout et toujours. Pauvres Ames ! Qui sait combien dureront leurs douleurs , leur séjour dans ce terrible Purgatoire où elles ne reçoivent aucun secours ? Gomme ce cruel isolement doit ajouter à leurs souffrances! Ah ! ce sont bien elles qui ont le droit de s'écrier avec le Prophète : Mes proches se sont éloimés de moi ; ma famille m'a jeté dans l'oubli ; mon père et ma mère m'ont abandonné ; je suis devenu pour eux tous comme un vase brisé qu'on laisse de côté et auquel personne ne pense plus.
Comme Jésus, abandonné de tout le monde au Jardin de Gethsé-
mani, elles peuvent dire : J^ai cherché un consolateur et je n^en ai point trouvé!
Ame chrétienne, priez souvent, faites l'aumône et la communion pour les morts les plus délaissés.
Tenez-leur lieu de père, de mère, de frères^ de sœurs et d'amis. Est-il une œuvre plus digne de votre zèle et de votre charité ?
Un jour, ils prieront pour vous, si , ce qui est probable , vos parents et vos héritiers vous oublient et vous délaissent.
EXEMPLE
L y a quelques années, dans une paroisse de campagne^ un crime
affreux était venu consterner les cœurs et révolter la nature. Un jeune homme, endurci par ces passions qui rendent le cœur féroce, avait eu la cruauté de conspirer avec un infâme l'assassinat de sa propre mère, et ces deux bourreaux l'avaient jetée, pour l'étouffer, dans une mare d'eau fangeuse. La pauvre mère se débattait dans les flots et tendait les bras vers ses assassins. L'étranger^ de sa main barbare, repoussait la malheureuse femme, qui essayait de se rattacher à la rive. Mais le fils, tout scélérat qu'il était, quand il vit sa mère tendre vers lui ces bras qui l'avaient porté , oh ! sa férc^cité tomba tout à coup, vaincue par la nature. Il se prit à lui tendre la main pour la retirer de l'abîme, et il l'eût retirée en effet, si l'infâme complice de son forfait ne l'eût tout à coup repoussée dans les flots, et replongée dans la mort.
Il y a, dans ce lac invisible du Purgatoire, des amis, des proches , des parents que nous en pouvons retirer et que nous avons peut-être, hélas !
contribué nous-mêmes à précipiter dans les flammes ! Oui, peut-être nous avons plongé là un frère^ un père, une mère ! et pendant que nous poursuivons follement nos plaisirs, ils se débattent dans cet effroyable supplice ; ils pleurent, ils crient, ils nous appellent, ils nous tendent les mains . Ne les délivrerons-nous pas ?
Pauvres Ames! vous êtes nos sœurs en Jésus-Christ, nous vous tiendrons lieu de père, de mère, de frère, de sœur, nous serons vos ami, vos sauveurs. Et, unjour, vous viendrez aussi à notre aide.
PRIERE
0 Jésus ! abandonné de tout le monde et de vos apôtres mêmes, dans le jardin de Gethsémani, daignez avoir pitié de toutes les saintes Ames du Purgatoire, et en particulier de celles qui ne reçoivent ni prières ni consolations de la part des vivants ; de celles dont on ne célèbre plus ni la fête ni l'anniversaire. Soyez leur consolateur, leur libérateur. 0 Jésus ! appelez enfin ces enfants délaissés au sein de leur famille du Ciel. Qu'ils reposent en paix !
Requiescant in pace!
QUATORZIÈIVIE JOUR
Soulagement des Ames du Purgatoire.
i^ Nous POUVONS LES SOULAGER.
2^ Nous DEVONS LES SOULAGER.
^^^REMIER POINT. — (( NoUS
crovons, définit le Concile
i; de Trente, que les Ames détenues en Purgatoire sont soulagées par les suffrages des fidèles. » C'est ainsi que dans sa magnifique et divine unité, l'Eglise comprend les chrétiens da
tous les temps et de tous les états.
La charité qui les unit et rend communs leurs biens spirituels, ne s'étend pas seulement aux vivants, elle passe au delà du tombeau avec ceux qui sont morts dans la paix du Seigneur. Car la charité, dit Saint Paul, n'est pas comme la foi et l'espérance, qui s'éteignent pour nous, à notre dernier soupir, elle survit à la mort et ne périt jamais : Charitas nunquam excidit. Ainsi, les justes, après leur trépas, ne sont pas séparés de TEglise,"^ ni retranchés de la communion des saints.^ Ils sont toujours'nos frères, nos amis, notre prochain. Gomme les anges et les élus du Ciel, nous pou-
vons aussi délivrer ces pauvres Ames de lenrterrible prison. Bien plus, les anges et les saints ne le peuvent que par leurs prières^ et nous le pouvons, nous, par toute
sorte de suffrages et de bonnes œuvres. Dieu nous a donné une telle puissance sur le sort de ces pauvres Ame^, dit le P. Faber, qu'il semble plus dépendre de la terre que du Ciel. Telle est la consolante doctrine de l'Eglise ! telle est la touchante économie de la Communion des Saints !
Quelle joie, quel bonheur pour vous, Ame chrétienne et affligée, qui pleurez un père, une mère, un époux, un enfant chéri ! Ah !
consolez vous, vous pouvez en-
core leur donner des preuves de votre amour, de votre dévouement : vous pouvez être leur ange libérateur. Hâtez-vous donc, venez briser leurs chaînes, venez solder leurs dettes, afm que ces chères Ames puissent s'envoler dans le sein de l'Eglise triomphante.
Deuxième point. — Non seulement nous pouvons, mais encore nous d^i/onsvenirau secours de ces Ames malheureuses. Nous le devons à Dieu. Père bon et tendre, il les aime comme ses épouses chéries et désire vivement leur ouvrir la porte du Ciel, mais sa justice s'y oppose. Alors, il se tourne vers nous et nous
supplie de satisfaire pour elles ; il nous en fournit les moyens et regarde comme fait à lui-même ce que nous ferons pour la plus coupable et la plus souffrante d'entre elles. — Nous le devons à ces pauvres exilées. Quelquesunes^ en grand nombre peut-être, souffrent en Purgatoire par notre faute, par suite de notre négligence, de nos mauvais conseils, de nos scandales. Et nous ne ferions rien pour les soulager ! Et nous oserions dire : Je suis innoeent des larmes de sang répandues par ce juste ! — Enfin, nous le devons à nous-mêmes. N'oublions pas quenousaurons besoin un jour peut-être bientôt, qu'on exerce en-
vers nous la charité que nous pouvons maintenant exercer envers les autres. Tout ce que la piété nous inspire défaire pour nos défunts, dit saint Ambroise, se change en œuvres méritoires pour nous, et à la fin de notre vie nous recevrons au centuple ce que nous aurons donné.
Ame chrétienne, rentrez en vous-même, interrogez votre conscience. Avez-vous bien compris et bien pratiqué jusqu'à ce jour cet important devoir? Pensezvous souvent, pensez-vous chaque jour aux Ames souffrantes du Purgatoire ? Hélas ! que de justes reproches elles sont en droit de vous adresser ! Ayez donc envers
elles, à Tavenir, cette charité que Dieu commande et bénit ; cette charité qui ouvre le Ciel à celui qui l'exerce et à celui qui en est l'objet ; cette charité qai est le passeport du chrétien pour l'autre monde.
EXEMPLE
,/^ATHEmNE de Cortone était issue ^d'une famille ducale. Petite enfant, sa piété et sa ferveur étaient celles d'un ange . Elle n'avait pas encore atteint sa huitième année lorsqu'elle perdit son père. Un jour il lui apparut tout enveloppé des flammes du Purgatoire. « Ma fille, lai dit-il, je serai dans ce feu jusqu'à ce que tu aies fait pénitence pour moi. » Le cœur percé
de compassion, Catherine, s'élevant avec un courage viril au-dessus de la faiblesse de son sexe, préluda dès ce jour à ces austérités étonnantes qui ont fait d'elle un prodige de pénitence. Ses larmes, ses soupirs, ses prières, ses mortifications, eurent bientôt désarmé la justice divine et acquitté la dette paternelle. Son père, rayonnant de l'éclat des bienheureux, lui apparut de de nouveau et lui adressa ces douces paroles ; « Dieu a accepté tes suffrages et tes œuvres satisfactoires, ma fille ; je vais jouir de la gloire. Continue toute ta vie de t'immoler en victime pour le salut des âmes souffrantes, c'est la volonté divine. > L'héroïque vierge fut fidèle à sa mission sublime. Toute sa vie elle pria et pratiqua des austérités eff*rayantes pour le soulagement des morts. Ses pieuses compagnes voulurent l'engager à diminuer
un peu ses pénitences : elle répondit par ces remarquables paroles qui [trahissent tout le secret de sa vie :
« Quand on a vu comme moi ce que c'est que le Purgatoire et l'enfer, on ne saurait trop en faire pour tirer les Ames de l'un et les préserver de l'autre. Je ne dois donc pas m'épargner, parce que je me suis offerte en sacrifice pour elles. »
Et nous aussi, nous avons mission et devoir de secourir les Ames que Jésus a rachetées ; ne l'oublions jamais.
PRIERE
Soyez béni, ô monDieu^ d'avoir bien voulu me confier le soulagement de ces Ames que vous aimez et qui ont tant de titres à ma compassion. Qu'il m'est doux de pouvoir essuyer leurs
larmes et leur ouvrir le Ciel! Rappelez-moi souvent ce grand devoir de la charité et aidez-moi à l'accomplir. 0 Jésus ! soyez propice à nos chers défunts. Appelez vos enfants et nos frères au bonheur éternel, et que la lumière qui ne s'éteint plus, luise sur eux ! Qu'ils reposent en paix !
Requiescant in pace !
QUINZIÈWE JOUR
L'oubli des Morts.
1» Il dénote une grande insensibilité.
2^ Il révèle une noire ingratitude.
^ ^^remier point. — Un pau- ^^vre, appelé Lazare, transi ^5^42) de faim, couvert d'ulcères et de haillons, dit FEvangile, gisait à la porte d'un homme riche et opulent. Il demandait peu : les miettes seulement qui tombaient
de la table du riche. Mais celuici les lui refusait impitoyablement. Quelle insensibilité ! quelle dureté ! Faut-il s'étonner si ce mauvais riche, après sa mort, descendit en enfer, pendant que le pauvre Lazare monta dans le sein d'Abraham ?
Le souvenir de nos parents défunts est sans cesse présent à notre esprit et à notre cœur. La maison que nous habitons^ le nom que nous portons, les biens dont nous jouissons, tout nous rappelle leur image. Ils ne crient pas, à a vérité ; leur tombe est muette mais l'Eglise, leur mère commune, ne vous dit-elle pas sans cesse : Ayez pitié de vos
morts que la main de Dieu a frappés? Laissez tomber de votre table quelques miettes pour apaiser leur faim^ quelques gouttes pour étancher leur soif. (( Méchant serviteur^ ne dois-tu pas prendre pitié de ton frère? y> Quoi donc ! il n'a vécu^ il n'a travaillé que pour toi durant sa vie, et maintenant qu'il te demande quelques miettes seulement de Théritage qu'il t'a laissé, tu les lui refuses! 0 inhumanité! ô barbarie !
Ame chrétienne, dites-moi ; si comme le mauvais riche, nous sommes insensibles aux cris de détresse de nos frères souffrants, Dieu sera-t-il sensible auxnôtres ?
nous recevra-t-il dans son sein ?
S'il ne nous précipite pas en enfer, comme il y précipita le mauvais riche, ne nous condamnerat-il pas pour de longues années aux flammes expiatrices du Purgatoire ? Mon Dieu quel sujet de sérieuses réflexions !
Deuxième point. — Un officier de Pharaon, ayant encouru la disgrâce du roi, fut jeté en prison avec Joseph. Homme doux et compatissant, Joseph se lia d'amitié avec son compagnon d'Infortude, adoucit son chagrin, interpréta ses songes et lui donna l'assur mce d'un prompt rétablissement. Pour toute récompense de ses services, il lui demanda
seulement de se souvenir de lui auprès du roi. Mais, hélas ! cet ingrat, enivré des douceurs de sa nouvelle prospérité, oublia entièrement son bienfaiteur, et Tinfortuné Joseph languit encore deux années dans les fers.
Au récit de ce cruel oubli, votre cœur. Ame chrétienne, ne bondit-il pas d'une juste indignation?
Et comment pouvez-vous oublier vous-même tant de parents, tant de bienfaiteurs dont vous avez reçu la vie, dont vous possédez les biens, à qui vous devez votre fortune, votre élévation ? Naguères, quand ils vous disaient adieu, et vous priaient de ne pas les oublier, vous répondiez en pleurant:
Moi, vous oublier, oh ! jamais^ non jamais ! mourir plutôt moimême. Mais, hélas ! le temps a séché vos larmes et vous avez bientôt oublié vos morts. Vous n'avez plus pour eux ni regrets, ni tendresse, ni reconnaissance.
Vous vous repaissez, comme l'officier de Pharaon, du bien-être qu'ils vous ont acquis, à la sueur de leur front, et vous les laissez gémir, eux, comme Joseph, dans la prison du Purgatoire. 0 Ame chrétienne, où donc est votre foi, votre conscience, votre cœur, votre mémoire ? Seigneur, Seigneur^ réparez cet étrange oubli et donnez à nos frères souffrants et abandonnés le repos et la gloire éternelle.
EXEMPLE
HAGANUS^ ayant mis en fuite l'armée ^de Maurice, exigea de l'empereur une somme d'argent considérable pour le rachat des nombreux prisonniers qu'il avait faits . Maurice refusa. Le vainqueur demanda alors une somme moins forte qui ne lui fut pas accordée. Après avoir réduit à bien peu de chose la rançon qu'il désirait, sans pouvoir l'obtenir, le barbare irrité fit couper la tête à tous les soldats impériaux qu'il avait eus en son pouvoir. Mais qu'arriva-t-il ? Peu de jours après, Maurice eut une épouvantable vision. Cité au tribunal de Dieu, il vit une grande multitude d'esclaves qui portaient des chaînes pesantes. Ces infortunés, avec des accents horribles, criaient vengeance contre lui. Le juge souverain, irrité, dit à Maurice : Lequel aimes-tu
mieux? être puni en ce monde ou en l'autre ? — Ah ! Seigneur, je préfère être châtié en ce monde, répond Tempereur consterné. — Eh bien, en punition de ta cruauté envers ces pauvres soldats, dont tu n'as pas voulu sauver la vie, lorsque tu le pouvais à si peu de frais, un de tes soldats t'enlèvera ta couronne, ta réputation et ta vie, et toute ta famille te suivra dans ta chute. — En effet, peu de jours après, l'armée s'insurgea et proclama Phocas empereur. Maurice fugitif s'enfuit sur un petit navire ; mais ce fut en vain. Les partisans de Phocas se saisirent de lui et le chargèrent de chaînes. Ce malheureux père eut la douleur de voir massacrer ses cinq fils et il mourut luimême ignominieusement- Ame chrétienne, qui lisez ce trait, pensez-y bien : ce ne sont pas de pauvres soldats, ce sont vos propres frères, vos chers parents qui gémissent,
devenus prisonniers de la justice divine. Dieux miséricordieux vous demande pour leur rachat une prière, une communion, une aumône, une larme .
Serez-vous assez dur, assez insensible, pour les refuser ?
PRIÈRE
Comment pourrais-je oublier, Seigneur, ces âmes auxquelles vous aviez uni la mienne par les liens de l'affection et de la parenté ? Gomment pourrais-je abandonner dans leurs cruelles souffrances ces êtres chéris qui m'ont donné pendant leur vie des preuves si multipliées d'une affection si tendre et si dévouée ? Tous les jours de ma vie et jusqu'à mon dernier soupir, je prierai pour eux. 0 Jésus^ soyez-leur propice!
Appelez vos enfants et nos frères dans la Cité sainte ! Qu'ils reposent dans la paix éternelle !
Requiescant in pace !