SEIZIÈME JOUR
^frQ^M-
Premier motif de soulager les Ames DU Purgatoire :
La gloire de Dieu.
lo Cette dévotion glorifie dieu.
2^ Elle réjouit ses saints.
|REMiER POINT. — Le premier motif qui doit nous engager à hâter par tous les moyens possibles la délivrance des saintes Ames du Purgatoire, est la gloire qui en revient à Dieu.
En effet, rien ne glorifie le Très-
Haut, ne fait bénir son nom, ne dilate son cœur paternel ; rien ne contribue davantage à Taccomplissement de sa volonté adorable, que le soulagement des morts. Ah i comprenons-le bien, en leur ouvrant le Ciel, nous donnonsàDieu des voixpoiir le louer, des cœurs pour l'aimer et le bénir; nous lui donnons des âmes qui vont se consumer au pied du trône de son éternité, dans les ardeurs d'un amour si pur, si parfait et si grand, qu'il ne nous est pas même donné de le comprendre dans le lieu de notre exil. (( Il n'est rien de plus agréable au Seigneur, dit Saint Augustin, que le soulagement et la dé-
livrance des fidèles trépassés, »
— (( C'est, ajoute Bourdaloue, un apostolat plus bt^au, plus grand et plus méritoire que la conversion des pécheurs, des infidèles,^ [des païens. ))
Hâtons-nous donc de satisfaire aux droits de la justice divine pour procurer cette glorification.
Ces Ames feront pour nous dans le Ciel ce que nous ne faisons qu'imparfaitement dans ce monde .
Ce seront des voix pures, angéliques, qui diront pour nous ce cantique de la patrie que nous ne pouvons pas chanter sur une terre étrangère. C'est par leurs chants de triomphe que nous glorifierons le Dieu de toute gloire
et de toute majesté. Et ce Dieu, qui a prorais de ne point laisser sans récompense un verre d'eau froide, donné à un pauvre en son nom, comblera de largesses ceux qui se dévouent pour lui donner des Ames qu'il aime si tendrement.
Deuxième point. — Souvenonsnous qu'en délivrant par nos suffrages ces Ames bénies, non seulement nous glorifions Dieu, mais nous réjouissous le Ciel tout entier. L'entrée (riui nouvel élu dans cette belle patrie est une fête de famille pour tous ces heureux habitants ; chacun d'eux l'accueille et le félicite avec une joie fraternelle. Marie, la mère de miséri-
corde, la consolatrice de FEglise souffrante, tressaille d'une sainte allégresse, s'unit à Jésus pour déposer sur son front la couronne de gloire et d'immortalité promise aux vainqueurs. Son ange gardien, son saint patron, le saluent avec un joie ineffable et le félicitent de sa délivrance et de son bonheur. Toute la cour céleste, qui se réjouit à la conversion d'un pécheur, se réjouit davantage encore envoyant augmenter le nombre des élus ; elle entonne de nouvelles hymnes à la gloire de l'Agneau divin dont la grâce, victorieuse de la faiblesse hamaine, élève les fils d'Adam sur les trônes des an^es déchus.
0 Ame chrétienne, attachonsnous à une dévotion si agréable à Dieu et à tous les amis de Dieu.
Prêtons Toreille, non plus aux gémissements des Ames du Purgatoire, mais aux. pressantes invitations de Jésus-Christ, de la sainte Vierge et des Saints qui nous supplient d'introduire près d'eux, dans la Cité du bonheur, nos frères in fortunés qui pleurent dans l'horrible prison du Purgatoire. Ah ! rendons ces orphelins à leur Père qui est au Ciel, ces pauvres exilés à leur patrie éternelle. Un jour, bientôt, nous irons les rejoindre et partager leur félicité.
EXEMPLE
)L est raconté au Livre de Daniel^ [que le roi de Per>(i, D irius, avait fait une loi dont la vinlalioi; emportait la peine d'êlr-e exposé aux lions et dévoré par eux. Le prophète Daniel, adorateur du vrai Dieu, ne pouvant se soumettre à cette lui païenne, fut accusé comme violaleur de la volonté royale. Le roi aimait Daniel ; il fut désolé d'entendre qii'il venait d'être accusé d'un crime qui le faisait condamner à la fosse aux lions. Mais, pour ne pas se mettre en 0[)position avec la loi qu'il venait de [)or 1er, il consentit à ce que le prophète ût pr-écipité dans cette épouvantable fosse ; seulement le roi, en le laissant partir, lui dit : « Daniel, serviteur de Dieu, va trani^uille ; ce que je ne puis pas taire, moi, sans blesser ma justice, j'ai conliance que le Dieu
que tu adores, le fera, et il te délivrera dans sa miséricorde. »
En effet, Dieu veilla miraculeusement sur Daniel. Il ferma d'abord la gueule des lions qui, au lieu d'être ses bourreaux, étaient devenus ses gardiens. Ensuite il envoya son ange pour lui porter à manger. — Voilà l'image de ce qui arrive aux âmes du Purgatoire. Dieu, en les voyant entachées de péché, endettées envers sa justice, ne peut pas les admettre dans son royaume, il est obligé de les envoyer dans la prison de l'expiation, et il leur dit : « Allez, allez avec confiance, car ce que je ne puis pas faire, à cause de ma justice, un autre Dieu le fera, un Dieu que j'ai constitué moi-même sur vous et pour vous, et qui sera le ministre de mes miséricordes. > — Quel est ce Dieu? C'est vous. Ame chrétienne. Vous êtes constituée le Dieu du Purgatoire, comme Moïse fut cons-
titué le Dieu de l'Egypte. A vous de soulager, de délivrer ces pauvres prisonnières ; à vous de leur porter la nourriture spirituelle qu'elles attendent avec impatience. Quelle noble et sainte mission !
PRIÈRE
0 Dieu infiniment bon et infiniment aimable, oubliez, je vous en supplie, les droits de votre justice pour ne vous souvenir que de ceux de votre miséricorde ; exercez-la dans toute son étendue sur ces Ames qui vous sont si chères. Ouvrez-leur votre sein paternel et permettez-leur enfm de vous glorifier dans le Ciel par leurs actions de grâces et leurs éternelles louanges.
Douce Marie, saints et saintes du Ciel, intercédez pour elles. 0 Jésus, soyezleur propice ! montrez-leur votre face dans la Jérusalem céleste ! Qu'elles reposent en paix!
Requiescant in pace !
DIX-SEPTIÈIViE JOUR
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Deuxième motif de soulager les Ames du Purgatoire :
L'Amour de Notre-Seigneur.
1^ Combien il aime les âmes du
purgatoire.
2<> Combien il désire que nous
LES soulagions.
^•-^r^^REMiER POINT. - Considé-
'^ rez que Jésus-Christ a pour & les Ames du Purgatoire, comme pour toutes les âmes rachetées au prix de son sang, un
amour infini. Chacune peut répéter après le grand apôtre : (( Il m'a aimé et s^est livré pour moi.»
Et s'il y a des mesures et des degrés dans l'infini, il doit les aimer plus que nous, parce que confirmées en grâce, impeccables, elles ne l'ofi'enseront jamais plus ; parce qu'elles souff^rent immensément et 'avec une résignation parfaite ; parce qu'elles le bénissent et le chérissent plus tendrement que nous. Oui, n'en doutons pas, les yeux et le cœur du miséricordieux Jésus sont sans cesse attachés sur ces martyrs d'outre-tombe, sur nos frères les morts. Loin de les oublier, de les délaisser, dans leurs souffrances.
on peu t dire qu'il soufïre en quelque sorte en eux; oui il souffre comme Rédempteur dans ces Ames qu'il a rachetées par tant de sacrifices; comme père, comme époux, dans des filles et des épouses tendrement aimées ; comme chef, dans les membres de son corps mystique. Leurs douleurs lui rappellent ses propres douleurs, leur amour appelle son amour. S'il pouvait mourir, il mourrait encore pour payer leurs dettes et leur ouvrir la porte du Paradis ; et, pour retenir la force de son amour, il faut toute la sagesse et toute la miséricordieuse justice d'un Dieu qui a horreur de la moindre tache.
Ayons, Ame chrétienne, les sentiments du cœur de Jésus.
Gomme lui, aimons nos frères de TEglise soutirante, aimons-les tendrement à cause de leur sainteté, de l'excès et delà durée de leurs tourments; aimons -les comme nous-mêmes, pour Tamour de Dieu ; alors, nous prendrons une large part à leurs peines, et nous leur tendrons une main secourable.
Deuxième point. — Jésus ne peut pas délivrer lui-même les Ames du Purgatoire ; la justice divine s'y oppose, mais du Tabernacle, où l'amour le rend captif, il excite tous les fidèles de la terre à prier pour elles, à faire
descendre le rafraîchissement et la paix dans le lieu deTexpiation.
Il dit un jour à sainte Gertrude :
(( Toutes les fois que vous délivrerez une prisonnière, cela m'est aussi agréable que si vous me rachetiez moi-même de la captivité, et je saurai bien vous en récompenser. » A l'autel où il s'immole, il ne veut pas que son sacrifice soit offert une seule fois sans que le prêtre et les assistants aient un souvenir pour l'Eglise ^souffrante : c'est le mémento des m.orts. Enfin, il réunit en un seul trésor tous ses mérites, tous ceux de sa divine Mère et des saints, et il demande à tous les fidèles d'y puiser à pleines mains,
afin d'acquitter les dettes des Ames captives. (( Ayez pitié de ces Ames qui me sont si chères, s'écrie-t-il. Oh ! rendez-moi mes enfants ; délivrez-les par la prière, par le saint sacrifice, par les indulgences ; hâtez, hâtez le moment où il me sera donné de les couronner dans la gloire et de les inonder d'un torrent de délices ! » Pour exciter notre charité, il ne cesse de nous répéter ce qu'il disait autrefois à ses disciples en leur parlant des pauvres:
c( Tout ce que vous ferez pour la moindre d'entre elles, je le regarderai comme fait à moi-même. » Et il nous récompensera un jour, comme si lui-même eût été délivré.
Ame chrétienne, quel puissant motif pour nous eiiflammer de zèle en faveur d'une œuvre si grande, si sainte et qu'il nous est si facile d'accomplir ! Trop heureux sommes- no us de pouvoir si aisément satisfaire les désirs brûlants du Cœur de Jésus.
EXEMPLE
q^^ANS une lettre écrile à une dame ^^du monde, le Père Lacordaire raconte qu'un paysan de l^ulogne vint à mourii-, etc^u'il Fui placé par la justice divinp d.ins les flammes de l'expiation. Sa pieuse épouse ne cessait de prier pour le repos de son Ame. Ne croyant pas ses prières assez efficaces, elle désira s'adresser au ('œur de Jésus et faire célébrer le saint sacrifice de la
Messe en son honneur, pour la délivrance de celui qu'elle pleurait. Mais, hélas ! elle était pauvre et ne possédait pas le modeste honoraire qu'il est d'usage d'ofTrn* pour la célébration de l'ofifice divin. Elle se présente devant un riche personnage qui était philosophe, incrédule, et lui expose humblement Tobjet de sa demande. Celui-ci se laisse attendrir et lui donne l'offrande qu'elle sollicite. La veuve aussitôt fait célébrer la sainte messe, à la chapelle du Sacré-Cœur, pour la délivrance de son cher époux, ety fait la sainte communion avec toute la terveur possible.
Qu'arriva-t-il ? Dieu permit que quelques jours après, le paysan défunt apparût au riche bienfaisant. « Je vous remercie, lui dit-il, de l'aumône que vous avez faite pour l'offrande du divin sacrifice : cette oblation a délivré mon âme du Purgatoire, où elle était détenue, et maintenant, en reconnaissance
de votre chanté, je viens de la part du Seigneur vous annoncer que votre mort est prochaine, et que vous devez vous réconcilier avec lui. » Et ce riche incrédule se convertit, et mourut, en effet, dans les sentiments les plus chrétiens. Amour, reconnaissance au Cœur de Jésus !
PRIÈRE
0 Jésus plein de miséricorde, et seul bon, vous qui avez tant aimé les hommes, qui les justifiez par la foi, les glorifiez par la giâce, je vous en prie, par la vertu de la blessure de votre sacré côté, ouvert par la lance sur la croix, délivrez les trépassés du feu du Purgatoire et rendez-les dignes de la gloire de vos saints. Soyez-leur propice, ô Jésus ! appelez vos enfants et nos frères au séjour éternel. Qu'ils reposent en paix !
Requiescant in pace !
DlX-HUiTIÈME JOUR
Troisième motif de soulager les Ames du Purgatoire :
. L'Amour de Marie.
1° Elle console les âmes du
purgatoire.
2^ Elle les délivke.
v-<^REMïER POINT. — l\îarie ne ^se conter. !e pas d encourager et (le con>;oler ses chers enfants de la terie, elle est aussi la Consolatrice de ceux que la justice et l^amonr retien-
nent dans le lieu de l'expiation.
Quelle mère, voyant son enfant tombé dans un brasier ardent et pouvant le secourir, ne volerait pas soudain à son secours ! Et Marie, la plus aimante des mères, resterait insensible aux tortures de ses enfants submergés dans les flammes expiatrices de la divine justice ! Oh ! non, mille fois non ! Pleine de compassion pour eux, elle s'occupe sans cesse de les soulager. Il n'y a pas de peine dans cette sombre prison, qu'elle n'adoucisse ; il n'y a pas d'heure, qu'elle ne verse sur ce feu vengeur une pluie rafraîchissante. <( Oh ! comme Marie est bonne, s'écrie saint Vincent
Ferrier , pour ces infortunés captifs qui gémissent dans le Purgatoire ! Par son entremise, ils sout à chaque instant soulagés et secourus. » La sainte Vierge dit-elle-même à sainte Brigitte :
(( Je suis la mère de tous ceux qui sont au Purgatoire, et toutes les peines qui sont infligées aux morts, pour Texpiation de leurs fautes , sont allégées par mes prières »
Trop heureux sont donc les vrais enfants de Marie, car sa protection ne les accompagne pas seulementen ce monde, mais elle va chercher, pour les consoler , leurs misères invisibles, impalpables, qu'on pourrait appeler
misères d^outre-tombe. Que cette pensée est douce et consolante !
Oh ! qu'il est agréable d'espérer que labonne Vierge nous assistera à notre heure dernière, et viendra nous visiter , nous consoler, si malheureusement nous tombons dans Fabime du Purgatoire ! Quel puissant motif de l'aimer tendrement en ce monde ! 0 Marie 1 mère de la miséricorde, consolatrice des affligés, préserveznous ^ délivrez-nous du Purgatoire.
Deuxième point. — La Très- Sainte Vierge ne se borne pas à visiter, à soulager les Ames captives, elle les délivre par son intercession. Pour hâter la fin de
leurs peines, elle inspire aux vivants de les aider de leurs suffrages, et elle supplie son divin Fils de les admettredansle séjour de la paix. Or, ce que Marie demande, elle Tobtient toujours.
Aussi, combien d'Ames oubliées ou insuffisamment secourues gémiraient pendant des siècles dans ce lieu d'indicibles tourments, si la Vierge débonnaire ne hâtait Fheure de leur délivrance ! Combien s'envolent dans le ciel sur les ailes de son amour, surtout lorsque l'Eglise célèbre ses touchantes solennités. Le docte et pieux Gerson assure que le jour où elle monta au Paradis, toutes les Ames qui étaient en
Purgatoire furent délivrées par son intercession. C'est aussi une pieuse croyance que tous les samedis et les jours de ses fêtes, cette bonne Mère descend dans les cachots de la justice, divine, pour en retirer un grand nombre de prisonnières dont elle a obtenu la grâce, heureuse d'emmener ses enfants avec elle pour les associer au bonheur de sa famille du Ciel.
Oui, il y a là-haut un nombre incalculable de bienheureux qui doivent leur délivrance du Purgatoire à l'auguste Reine du Ciel.
Ame chrétienne, priez tous les jours Marie en faveur de vos chers défunts ; demandez-lui leur élargissement. A cette fin, offrez-
lui de temps à autre quelque mortification , une communion, une visite à la chapelle où elle est spécialement honorée. Diteslui souvent : Bonne Mère, avez pitié de mes frères souffrants^ procurez-leur le repos éternel !
Souvenez-vous qu'ils sont vos enfants et que vous êtes leur mère !
EXEMPLE
j^NE sainte religieuse avait donné %=^quelqu6 temps ses soins à une pauvre fille, qui était dans un état déplorable tant pour l'âme que pour le corps. Après avoir mené une vie scandaleuse , Dieu l'avait frappée d'une maladie honteuse qui la rendait un objet de dégoût et de mépris pour tout
le monde. L'infection qu'elle répandait autour d'elle était telle que ses voisines l'avaient obligée d'aller chercher un gîte dans une vieille masure isolée.
Son caractère était si acariâtre, que personne ne lui eût fourni aucun secours, si notre religieuse, surmontant le dégoût qu'elle lui inspirait, n'était venue, comme un ange du ciel, lui apporter de quoi supporter sa malheureuse existence. Toutefois, ses services n'étaient payés que par des injures. Lorsque la sœur lui parlait de Dieu, cette misérable créature ne répondait que par des blasphèmes. Un jour, survint une crise épouvantable, et l'infortunée malade mourut presque subitement. Sur le point de paraître devant le souverain juge, elle se souvint des miséricordes de Marie, qu'elle avait quelquefois invoquée dans sa jeunesse, et elle lui dit : ^ 0 vous qui n'abandonnez pas ceux que tout le
monde repousse, Mère pleine de tendresse, venez à mon secours ; si vous me délaissez, je suis perdue. > Et Marie vient au secours de la pécheresse, lui inspire des actes de.repeatir et la préserve de l'enfer. Le lendemain, on trouve le cadavre hideux étendu par terre, et chacun de s'écrier que l'âme était réprouvée. La sœur en était ellemême si convaincue, qu'elle l'effaça de son souvenir. Cependant, un jour, celle qu'elle croyait damnée lai apparut par la permission de Dieu , et lui dit :
« Comment, vous qui priez pour tout le monde, m'oubliez-vous ?» — Eh quoi !
s'écria la sainte religieuse, vous en Purgatoire ?
La pauvre pécheresse lui raconte le miracle *le salut qui s'était opéré en elle, àso * agC'Uie, la conjurant de prier la sainte Vierge de la délivrer du Purgatoire comme elle l'avait préservée de l'enfer. La sœur pria Marie de tout
cœur et bientôt elle apprit par une seconde apparition que ses supplications étaient exaucées^ que la bonne Mère avait ouvert la porte du Ciel à cette âme pénitente. Oh ! qu'elle est bonne, Marie !
PRIÈRE
Nous vous saluons^ ô Reine de miséricorde ! notre vie , notre douceur, notre espérance, non seulement dans cette vallée de larmes^ mais aussi dans le lieu d'expiation, nous vous saluons ! Nous crions vers vous. Consolatrice des affligés ; nous soupirons et gémissons, pour nos frères soufl'rants du Purgatoire. Tournez vers eux, ô notre Avocate, vos regards miséricordieux ; faites-leur voir Jésus, le fruit de votre sein. C'est ce que nous vous demandons instamment pour eux^ ô Reine débonnaire , pieuse et douce Vierge
Marie.
Requiescant in pace !