‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 14 sur 108 · L'EAU ET IF SANG. FIGURE DE LA GRACE · texte numérisé non relu

L'EAU ET IF SANG. FIGURE DE LA GRACE

Hic est qui venit per aquam et sunguinem... non in aqua solum, ted in aqua et sanguine.

Jésus est venu avec l'eau et le s;mg; non avec l'eau seule, mais avec l'eau et le sang.

( 1 Joan. y, 6.)

Lorsque le soldat Longin retira le fer de sa lance, qui avait ouvert le Cœur de Jésus, on vit à l'instant sortir de cette plaie profonde de l'eau et du sang; et, si vous contemplez avec soin l'image sainte de ce Cœur adorable, le touchant symbole d'amour que Jésus nous a donné, vous verrez encore des gouttes de sang et des larmes couler de cette mystérieuse blessure. Mais, comme plus généralement on ne voit que le sang sortir de cette plaie, nous ne dirons que peu de mots sur l'eau sainte qui jaillit de ce divin Cœur, et nous méditerons principalement sur son sang r-*£cieux.

• I. L'eau. C'étaient donc les dernières larme*

de ce divin Cœur, et il les a répandues par amour pournou-. Saint Jean Chrysostome dit quel" et le sang, qui coulent de cette plaie sacrée, sont la figure de toutes les grâces que le divin Maître nous obtenait par sa mort... et l'eau, dit-il, tombe avant le sang (1), parce que, dans l'ordre de notre salut, la première grâce nous est donnée par l'eau sainte du baptême, avant que le sang des mystères coule dans nos veines, pour nous purifier encore et nourrir nos âmes.

Dieu même, par son prophète Ezéchiel, avait promis au monde qu'un jour il ouvrirait cette source vive des eau* les plus pures de son Cœur, qui purifierait le nôtre, et finirait par l'attendrir Kffundam super vos aquam mundam, et

mundabinxini ab omnibus inquinamentis ves-

tris et dabo vobis cor novum, et auferam cor

lapideum de carne vestra, et dabo vobis cor carneum. (Ezcch. xxxvi, 25, 26.) Ces paroles nous semblent bien touchantes et s'appliquer par fa itementau sujet de notre méditation: Je répandrai ,dit-il, sur vous une eau pure, et vous serez

(1) Saint Jean dit et nous avons rapporté plus haut ce texte,

Smujuis etaquo, et cependant la plupart des Commentateurs

et .les Saints Pères semblent croire que c'est l'eau qui a coulé

d'abord, puis le sang... L'Église, dans sa liturgie sacrée, pa-

t adopter aussi ce sentiment : Exivit a^ua cum sanguine

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