‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 15 sur 108 · L'EAU ET LE SANG · texte numérisé non relu

L'EAU ET LE SANG

purifiés de toutes vos souillures, et je vous donnerai un cœur nouveau... je changerai votre cœur, je vous ôterai le cœur de pferre qui es dans votre poitrine, je vous donnerai un cœur de chair, un cœur sensible. Comme si l'eau mystérieuse, qui tombe du Cœur de Jésus-Christ, devait non-seulement laver et purifier, mais aussi amollir, attendrir notre cœur.

Saint Augustin nous assure que cette eau sainte aura encore une autre vertu, celle d'apaiser la soif brûlante des passions, qui dévore et consume les cœurs dans le monde. Ce n'est pas seulement, dit-il, un bain salutaire pour hiver les âmes, c'est un breuvage pour les désaltérer et les rafraîchir : Aqua Ma lavacrum

estai et potum. Votre âme a soif... une soif horrible : Antmw vestrae sitiant vehementer. 0 vous tous qui avez soif, hâtez-vous donc, venez à moi, dit Jésus, venez à ces eaux, venez avec joie : Omnes sitientes> venue ad aquas , properate, venite ad me; la source féconde des eaux vient d'être ouverte, elles coulent de mon Cœur; vous y puiserez avec bonheur : Hanrietis aqua* in gaudio de fontibus Salvatoris... (Jer. xu. 3.) Et celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soit; il sera désaltéré pour toujours, cap c'est l'eau qui jaillit

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pour la vie éternelle... Fans aqu* sdientù in oitam œternam. (Joan. iv, I i

Touché de cette douce invitation de Jésus, et approchant avec confiance de la plaie sacrée de son Cœur, vous Lui direz, dans un colloque plein de ferveur : 0 mon Dieu, donnez-moi de cette eau, afin que je boive et que je n'aie plus soil : Domine, da mihi hanc aquam, ut non sitiam (Joan. iv, 15); car je brûle, et rien n'a pu jusqu'à ce jour me désaltérer, rien de tout ce que j'ai vu dans le monde. J'ai voulu boire à la source de ses vains plaisirs, de ses richesses trompeuses, de sa gloire, et je brûle; rien n'a pu étancher la soif qui me dévore : comme le cerf altéré au désert court haletant, et cherche la source des eaux vives, ainsi mon âme désire, et cherche. . . Suivit anima mea. Seigneur, montrez-moi la source, donnez-moi à boire de ces eaux : Da mihi hanc aquam, ut non sitiam.

IL Le sang. — Tout le monde sait que le cœur, organe matériel de la vie, est plein de *ang : il le forme, il l'épure et l'envoie dans tous les membres du corps humain par une infinité de petits vaisseaux qu'on appelle des artères et des veines, et puis ce sang lui revient pour se purifier de nouveau... La vie est dans le cœm

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