‹ Mois du Sacre-CœurChapitre 17 sur 108 · L'EAU ET LE SANG · texte numérisé non relu

L'EAU ET LE SANG

C'est donc dans ce sang d'abord que notre ;ime peut et doit être lavée, purifiée... Heureux ceux qui auront blanchi leur robe dans le sang de l'agneau, ceux-là seuls seront purs et sans tache aux yeux du Seigneur. Le sang du Fils de Dieu, ajoute saint Jean, efface tous nus péchés; ce Dieu nous a aimés et purifiés dans son sang : Dilexit nos et lavit nos a pwcatis nostris in sanguine suo. (Apoc. i, 5.) Ei h^oi de plus pur que ce sang divin ? Quidisto sanguine mundius?. . . dit •toint Augustin; il n'a été répandu que pour la réparation de nos péchés : Ille sanguis qui fusus est, in remissionem fusus est peccatorum.

2° De plus, ce sang adorable est le prix de notrt âme : Venit Redemptor et dédit pretium ; le Rédempteur est venu, dit saint Augustin, et il a donné ce qu'il fallait, le prix, la valeur. Il a répandu tout son sang et il a acheté le monde.. e Fudit sangisinetnet emitorbem terrarum... quxvitis quid emerit? A quel prix, demandez-vous? Voyez ce qu'il a donné , et vous connaîtrez ce prix , c'est son sang, tout son sang : Sanguis Christi pretium est. Car, sans l'effusion de ce sang précieux, il n'y avait pas de pardon, ni de rédemption : Et sinesanguinis effusionenon fil remissiu. Ce sang de l'agneau pouvait seul effacer la sentence de notre condamnation, et nou»

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ne serons sauvés que par la vertu de ce sanjr qui nous rend justes et purs aux yeux de Dieu. Jut lifteatï in sanguine Christi, salvi erimus ab ira per ipsurn. C'est pour cette raison que le nom de Jésus, c'est-à-dire de Sauveur, ne lui a donné que dans le sang, au jour de la Circoncision... et ce jour-là même, comme au jour de sa mort, c'était le sang du Cœur qu'il versait pour nous racheter, car s'il l'a répandu, c'est par amour pour nous, Dilexit me et tradidit semetipsum pro me. (Galat. n, 10.)

3° Mais c'est surtout dans la plaie et dans le sang du Cœur de Jésus que notre âme ira puiser la vie et goûter les délices de l'amour. 0 douce plaie, s'écrie saint Bonaventure, aimable blessure du Sauveur ! 0 amantissima vulnera Domini Nostri Jesu Christi! Quoi de plus merveilleux ! sa mort donne la vie, ses plaies guérissent, et son sang purifie, blanchit nos âmes... Quid mirabilius, quam quoa mors vivificet, vulnera sanent, sanguis album faciat? C'est le sang de son Cœur qui coule encore dans le calice des autels, et qui donne la vie et la grâce. Le vin sacré qui fait germer les Yierges et réjouit les âmess c'est le sang de Jésus. Allez, âmes fidèles, allez boire à cette source mystérieuse et vous enivrer de ce sang.

L'EAU ET LK SANG. Il

Rengage le pieux lecteur à dire, à répéter souvent dans le courant de cette journée, comme oraiso^ jaculatoire, ces deux mots de la belle prière de saint Ignace : Anima Christi... Aqua lateris Christi, manda me... Sanguis Christi, inebria me\~. Eau sainte, qui coulez du Cœur de Jésus-Christ\ purifiez-moi... Sang de Jésus- Christ, enivrer-moi;... enivrez -moi de son amour. Et lorsque vous baiserez votre Christ, vous aimerez surtout à coller vos lèvres sur • plaie du Cœur, comme pour y puiser les demi res gouttes de sang. Il y en a toujours; allv. avec confiance, enivrez-vous d'amour.

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