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ET LES. GéNEALOGIES PATRIARCALES 29
A peine ces généalogies sont-3lles tracées que Moïse de Kboren sent le besoin de les défendre, montrant ainsi Tarbitraire avec lequel il a procédé, a Kaînan, nous dit-il, est inscrit par tous les chronologistes le quatrième depuis Noé et le troisième depuis Sem. d Nous avons vu plus haut ce qui en était. « De même Thiras est porté le quatrième depuis Noé et le troisième depuis Japhet, quoique, selon notre version, il ne se trouve nulle part dans la Bible. » « Quant à Mestraim (aussi Mestrim) comme quatrième descendant de Noé et troisième de Cham, nous ne le trouvons inscrit nulle part, ni dans notre version^ ni dans les chronologistes ; mais il est ainsi rangé par un savant syrien, et ce que dit ce savant nous a paru certain '. y> Autant d'affirmations, autant d'inexactitudes. D*abord aucun des anciens chroniqueurs n^assigne une pareille place à Thiras; et de plus Thiras et Mestraim figurent parfaitement dans la Bible, et même dans la version arménienne \ La vérité est que Moïse de Khoren avait besoin d'allonger un peu la portion biblique des généalogies
1. Mestraïm est l'Égyple. Or, comme Nebroth (Nemrod) est dit Éthiopien par beaucoup d'annalistes (c'est de Cousch qu'il s'agit, Eusèbe, Chron, éd. A., 53; éd. Sch., I, 73),^ il doit être fils de Mestraim à cause du voisinage de l'Egypte et de l'Ethiopie! Cela suffit à Moïse de Khoren.