Job, XXXVIII, 3i ; Isaïe, xiii, xo
2. Cf. Gesenius, Thésaurus^ s. v. b'^03 ; F. Lenormant, Essai de commentaire des fragments cosmogoniques de Bé* rosey p. 343 sv.
3. On ne peut en dire autant des premiers successeurs de Hayk et d'Arménak. Armais est le nom d'un roi d'Egypte (Eusèbe, Chron, éd. A. I, p. 104); Amasia, le nom d'un roi de Juda; Guélanij l'ancien nom du lac de Sevan, etc.
36 MOÏSE DE KHOBEN
fragment d^auteur grec pour établir cette généalogie? Il l'avait déjà dans sa grande source pour rtiistoire des ancêtres de l'Arménie, le livre de Mar Abas Katina.et la voici telle que nous l'avons extraite des chapitres is, 14 et i5 du premier livre, empruntés presque en entier audit docunient :
« Celui-ci (Hayk), après avoir vécu ... ans, engendra Arméniak à Babylone... (c. 12).
» Arménak, après avoir vécu . . . ans, engendra ' Armais... (ibid.).
u Aimais, après avoir vécu ... ans, engendra son fîU Amasia. . . (ibid.)
» Amasia, au bout de ... ans, engendre Gué* lam... (ibid.)
B Guélam, au bout de ... ans, engendra Harma. . . (ibid.)
» Harma, après avoir vécu ... ans, engendra Aram . . . (ibid.)
» Aram, après avoir vécu ... ans, engendra Ara... {c. 14).
» Celui-ci (Ara], après avoir vécu . . ans, engendra Kardos. .. (c. tS). *
L« Tormule employée est celle qui a déjà servi [res 4 et 'Histoire
ET LES GéNéALOGIES PATRIARCALES 3j
de Moïse de Khoren. Avouons-le, il serait bien étrange d'en attribuer la composition à un Syrien païen du second siècle avant notre ère. Uauteur avait, sans aucun doute, Pintention de remplir, après de mûrs calculs, les espaces laissés en blanc ' ; il a négligé de le faire ou n*a pas eu le temps d'achever son œuvre.
A dire vrai, cette généalogie nous semble être une copie perfectionnée, quelque chose comme la seconde édition d'un document similaire attribué à Mar Abas de Medzbin'. Nous laissons au lecteur le soin de comparer les deux pièces. Voici la seconde :
« C'est ce Hayk qui engendra Aramaniak, son fils, à Babylone.
X» Aramaniak engendra des fils et des filles en grand nombre, dont Taîné était Aramais.
» Aramais engendra des fils et des filles en grand nombre, dontTalné était Amasia.
I. La grande difficulté était de maintenir le synchronisme Abraham-Ninus-Âram. De la naissance de Sem à celle d'Abraham, il s'était écoulé, d'après les calculs d*£usèbe, 1042 ans, d'après les chiifres de Moïse de Khoren 1161 ans. Il fallait donc donner aux premiers héros arméniens rage des patriarches bibliques. Tchamiich (Hist, d'ArméniCy 1. 1, c. m) a essayé de combler cette lacune par des chiffres imaginaires, mais sans bien comprendre les conditions du problème.