Voir plus haut, p
» Amasia engendra des fils et des filles en grand nombre, dont Taîné était Guélam.
» Guélam engendra des fils et des filles en grand nombre, dont Taîné était Harma.
» Harma engendra des fils et des filles en grand nombre, dont l'aîné était Aram.
» Aram engendra des fils et des filles en grand nombre, dont Faîne était Ara le Beau '. »
Nous verrons tout à l'heure comment Mar Abbas Katina rattache cette liste aux quatre premiers noms, Japhet, Gamer, Thiras et Thorgom.
Il a été dit plus haut que le tableau de la descendance de Cham était resté imparfait. Il se ter-
mme amsi :
10 Thara
Ninus
Harma
II Abraham
Ninyas
Aram
Ara
Après nous avoir invité à admirer la concordance des trois généalogies a jusqu'à Abraham, Ninus et Aram », Moïse de Khoren, ses listes une fois transcrites, fait cette observation : « Chacune des trois branches compte on^e membres jusqu*à Abraham, Ninus et notre Aram. » Or, il arrive que,
I. Sébèos, éd. 'Patkanian, p. 3. — Langlois, Collection etc., 1. 1, p. 196.
ET LES GéNÉALOGIES PATRIARCALES Sq
d'après notre texte, Nînus occupe le dixième rang et non pas le onzième. Toute Téconomie de la comparaison généalogique se trouve bouleversée. En effet, ce n'est pas seulement le synchronisme Abraham-Ninus-Aram qui disparaît, mais tout le mal que s'est donné l'auteur pour augmenter d'une génération la série biblique des descendants de Cham et de Japhet a été dépensé en pure perte. En insérant dans ses listes Mestrim etThiras, son but était de parvenir à la cinquième génération, celle d'Eber, « l'auteur du nom et de la race des Hébreux, et dont Abraham fut le sixième successeur'». A côté d'Eber, il voulait placer Bel et Hayk, l'un fondateur de Babylonc, l'autre père des Arméniens, dont Ninus et Aram devaient être éga« lement a les sixièmes successeurs' ». Si nous construisons en remontant depuis la onzième génération
Abraham Ninus Aram
nous trouverons à la cinquième
Eber Bel Hayk
ce qui était le résultat cherché par Moïse de Khoren.