‹ Moïse de Khoren et les généalogies patriarcalesChapitre 17 sur 20 · Eusèbe, Chron,^ éd. A. I, 53; éd. Sch., I, yS · texte numérisé non relu

Eusèbe, Chron,^ éd. A. I, 53; éd. Sch., I, yS

2. C'est ce que le chroniqueur Etienne Asolik remarque au sujet de Ninus, « le sixième depuis Nemrod ». Trad. Dulaurier, p. 2i.

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Mais comment a-t-il pu se tromper ? Car il est bien peu vraisemblable qu'il y ait une lacune dans le texte. Il nous semble que Terreur commise par lui s'explique assez facilement.

En étudiant la généalogie de Sem qui lui servait de type, il a remarqué qu'elle se divisait en deux parties :

10 La généalogie, que nous nommerons sacrée, de Sem à Sala, quatre membres ;

20 La généalogie nationale des Hébreux, d'Eber à Abraham, sept membres.

Total : onze membres.

11 aura calculé de même pour les ancêtres de l'empire assyrien :

i<> La généalogie sacrée, de Cham à Nebroth, quatre membres ;

20 La généalogie nationale des Assyriens, de Bel à Ninus, sept membres.

Total : onze membres.

Le calcul a été faussé par Tidentification de Nebroth avec Bel, ce qui a fait monter Ninus du onzième au dixième rang. Pour rendre la pensée de Moïse de Khoren, il faudrait donc rétablir comme suit le tableau des trois généalogies :

ET LES GéNÉALOGtES PATRURCALBS

1 Sem

2 Arphaxath

3 Kaïnan

Cham

Cousch

Mestrim

Japhet Gamer Thiras

4 Sala

5 Eber

6 Phalek

' Nebroth \ Bel Bah

Thorgom

Hajrk

Arménak

7 Ragfav

8 Serouch

Anébis Arhel I

Armais Amasia

9 Nachor 10 Thara

Choyai Arbel II

Guélam Harma

II Abraham

Ninus

Aram

Ninyas

Ara le Beau

Les noms de Ninyas et d'Ara le Beau ' ont été ajoutés, non seulement pour servir d'amorce aux listes qui doivent suivre (c. 19], mais aussi à cause des aventures de Schamiram (Sémiramis) et du récit de sa passion pour le bel Ara qui doivent précéder lesdites listes \ L'addition est certainement du fait de Moïse de Khoren lui-même.

X. Après avoir dit qu*Aram occupait le onzième rang, M. de Kh. ajoute (c. 5) : « Car Ara est le douzième après Noé ». Le texte arménien porte « après Ninus ». La faute est évidente et la correction sMmpose. Tous les traducteurs ont néanmoins reproduit « après Ninus », ce qui est un non sens. Le seul qui paraisse s*en être aperçu est Cappelletti, qui se tire d'affaire par un contre-sens : Imperciocché Ara, che nella série è il duodecimo, fu posteriore a î^ino^ e mori giovine. — A corriger également, au commencement du ch. 6, « jusqu'à Abraham, Ninus et Ara », Il faut rétablir « Aram » à la place de a Ara ».

3. Les listes de Moise de Khoren sont des listes de filiation, non des listes de règnes comme celles d'Eusèbe# Sémiramis ne pouvait donc y 6tre comprise.

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A la suite d^Eusèbe, Moïse de Khoren a rapproché les dix premiers patriarches des dix premiers rois de Babylone, d'après la liste donnée par Bérose. Pour lui, le dernier de ces rois, Xisuthrus, est le même personnage que Noé'.

Mais il ne s^arrête pas là. Eux aussi les fils de Noé ont été connus des païens sous des noms différents.

Voulant nous raconter, diaprés la Sibylle, la lutte de Kronos et de Titan, il commence en ces termes : « Avant la tour [de Babel] et après la multiplication des langues parmi les humains, après la navigation de Xisuthrus jusqu'en Arménie, Zerwan, Titan et Yapetosthè étaient les maîtres de la terre » (c. 6). Et il ajoute immédiatement que ces trois personnages lui paraissent être Sem, Cham et Japhet.

Zerwan, qui signifie en ancien persan le Temps^ est la traduction de K(xKkk pris dans le sens de xpdvoç. Le mystérieux Yapetosthè, sur lequel on a dit des choses bien savantes', est né d^une faute

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