QUELQUES ARGUMENTS CONTRE LA HAUTE- CRITIQUE IQ
au chapitre xv, le rédacteur final, après avoir cité trois versets du rédacteur préliminaire, texte fusionné, revient-il au Yahviste pour un seul verset, puis à l'Elohiste pour un autre verset, qui ne contient du reste aucun nom de Dieu ? Après quoi, il repasse au Yahviste pour un verset, et puis il parle lui-même. . . quelle série de mystérieuses incohérences I
Et enfin qui est le rédacteur, homme obscur, dont on ne sait pas le nom, et qui se croit appelé, non seulement à modifier les livres saints, mais à les corriger, même ces écrits, dont le caractère sacré était au-dessus de toute contestation, etc.
Et puis, le Yahviste est du ix^ siècle. Il se conserve pendant cinq siècles : où ? comment P Et à peine le rédacteur s'en est-il servi, qu'il disparaît, tombe dans l'oubli. — L'Elohiste composé au vm^ siècle, par un écrivain inconnu, dans un pays, pour lequel les habitants de Juda n'avaient que du mépris, est conservé pendant quatre siècles ; il arrive aux mains du rédacteur, et tout à coup il disparait. — Or aucun de ces deux documents n'avait disparu, après que le rédacteur préliminaire s'en était servi, et les avait fusionnés, si bien qu'il n'était plus possible de les distinguer. — Les deux documents fusionnés ont vécu à part, pendant près de quatre siècles... Et ayant cette fusion sous les yeux, le dernier rédacteur a préféré se servir aussi des deux documents, en laissant subsister entre eux une contradiction évidente (chap. m et vi)...
Et enfin quel était son but, en mettant sous les yeux des lecteurs la contradiction entre Elohim, le Dieu avant Moïse, et Yahveh, le Dieu depuis Moïse — Ce