‹ Moïse et le TalmudChapitre 101 sur 178 · mnnwm itnauS *\W · texte numérisé non relu

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sait ce qu'est celte Bintha. C'est tout simplement

la Raison.

l'Ius tard il revint vers son maître pendant qu'il priait; mais celui-ci ayant fait un certain mouvement, le disciple se crut repoussé, bien qu'il Tût rappelé et ne revint plus jamais. Là-dessus, le Taluiud ajoute : « Ce .lésus a ensorcelé, soulevé et détourné Israël de sa voie'. "

Notre but n'est pas d'éclaircir les textes du Talmud à l'égard de Jésus. Nous voulons seulement prouver que ceux qui ont rédigé le Talmud ont trouvé ces textes et les ont copiés, soit qu'ils fussent eu hébreu, soit qu'ils fussent en chaldéen. Il en est de même de quelques fables grecques qui se trouvent dans le Talmud. La fable est un fruit national clie/. les juifs. l a plus ancienne et la plus démocratique se trouve dans le livre des juges, chap. ix, « les arbres voulant élire un roi.» Le Talmud contient, Traité Tbanith, la fable du roseau et du chêne, disant que la malédiction d'Achiah était préférable à la bénédiction de Bileam. Car Achia a comparé Israël à un roseau

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LE TALMUD. 185 et Bileam à un cèdre. Or, le roseau vient près de l'eau, il est agréable au toucher, ses racines sont nombreuses et tous les venls du monde ne le renversent pas, de plus, on en fait la plume pour copier la loi de Dieu ; tandis qu'un fort vent du nord renverse le cèdre d'un coup. La fable du renard, invitant le poisson à quitter l'eau pour la terre ferme, se trouve Traité Bérachoth, neuvième livre. C'est le païen invitant Israël à quitter sa loi. L'homme entre deux âges, ayant deux femmes, dont l'une lui arrache les cheveux gris et l'autre les cheveux noirs, se trouve Baba Kama, sixième livre. Enfin le Talmud Sanhédrin raconte la fable du boiteux se mettant à cheval sur l'aveugle pour le conduire et y compare l'âme chevauchant sur le corps. Tout cela en très-bon hébreu. En général tous les principes moraux du Talmud sont écrits en bon hébreu et recueillis tels qu'ils furent écrits. Tels sont les Pirké Ahath dont les auteurs en grande partie ont vécu avant Jésus-ChrisL et dont la morale parfois est d'une grande élévation.

Le Talmud, dans la forme où il se trouve devant nous, n'est donc pas le livre d'une seule

époque, mais un recueil de discussions, de débals, de doctrines et de principes contradictoire s de plusieurs siècles consécutifs, depuis la rédaction de la Mïschnah, espèce de codification de toutes les lois politiques, religieuses et sociales de Moïse applicables à l'état juif sous le second temple, jusqu'à la copie définitive de la Gemarak, qui veut dire : Conclusion supplémentaire, faite par Rabinah quatre siècles après Jésus- Christ.

Le Talmud avec la Mischnah commence dès l'époque où les grands-prêtres se sont emparés du pouvoir ah solu sous le second temple. Sous le premier temple, le grand-prêtre n'avait qu'une voix délihérative. 11 fallait que le roi ou le chef de tribu le consultât pour qu'il répondît*. Mais sous le second temple, le p'and-prétre lui-même était le pouvoir absolu. Dès lors les rabbins pharisiens ont cherché à expliquer et à commenter la loi de Moïse dans un esprit de parti clérical, en dépit de la lettre, souvent eu dépit du bon sens et de la raison.

1 . Voir à ce sujet le chap. xvii de Spinoza de son Traité rhéiilogico-politique .

LE TALMUD. 187 Leur doctrine étant, bien qu'à leur insu, diamétralement opposée à celle de Moïse el des prophètes, force leur fui de violenter, de triturer, de torturer les textes pour mettre une chose à la place d'une autre.

Dans celte motivation, qu'on me pardonne le mot, les talmudistes, déjà du temps de Hillel le Pieux et le Vieux, longtemps avant Jésus, ont fait des tours de force qui dépassent eu extravagance et en audace tout ce que l'on connaît de la scolastique et de l'aberration humaine. C'est à la fois le côté gai et trisle du Talmud. Mais notre travail visant plus haut, nous passons outre pour arriver aux textes et pour laisser au lecteur luimême la liberté de prononcer.

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