‹ Moïse et le TalmudChapitre 45 sur 178 · Même chap., v · texte numérisé non relu

Même chap., v

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 37 a-t-il quelque chose à pardonner à une maison? Le mot kipour veut en effet dire couvrir moralement, purifier. Le substantif kaporeth, qui est tant de fois répété, ne veut pas dire propitiatoire, mais purificatoire, littéralement couverture'.

11 y a plus, Moïse n'est pas le créateur de cette fêle de Jom kipour. Jamais, de son vivant, le peuple d'iraël n'a célébré ni connu cette fête, ni après lui sous le premier temple.

Tout d'abord, il est à remarquer que Moïse qui, dans le Deutéronoine, chapitre xvr, répète

\ . Le root vient île 133 rançon .vhs TfttV 133 D« Exode, chap. joli, v. 30. puis Exode, ebap, xxx, v. 12.

dont le français a fait couvrir. Il y a eu généra] une grande analogie onomatopique entre l'hébreu et le français.

M. Anais, président de la Société archéologique à Béliers, a prononcé un discours sons la Restauration (on le trouve dans le premier volume de V Histoire de France de M. de Genoude) tendanl à prouver qne le patois du Midi et le basque viennent tous deux de l'hébreu et des juifs que les empereurs romains ont exilés par centaines de mille dans la Gaule. Les preuves sont extrêmement curieuses. Ce qni est plos curieux encore, c'est que sur vingt mots hébreux cinq ont la même signification et la même prononciation

ses coin mai idem eut s pour les fêles, ne fait pas la moindre mention, ni du jour de l'an (Koscuhasclianah), ni du Kipour, jour du pardon. Il ordonne la Pàque, la Pentecôte et la féte des Cabanes. Pour ces fêles, tout Israélite était tenu de se rendre à Jérusalem. Or, la fête du jour de Kipour n'est éloignée des Cabanes que de quatre jours. Si donc Moïse avait connu, ordonné cette fêle, il n'aurait certes pas manqué de faire venir le peuple à Jérusalem quatre jours plus tôt, d'autant plus que sous le second temple, le jour de Kipour est devenu la féte principale des juifs.

qu'en français. Citons-en quelques-uns au hasard. Abri vient d'aber > aile d'aigle, auspices. Europe vient A'Eieb, soir, couchant. Essem veut dire nssenienl. Suet/i r suette, sueur. Ennui veut dire en hébreu eimi; Vaïn hébreu se prononce comme l'en français, ce qui ne se trouve dans aucune langue. Il vient île venir, locution qui ne se trouve qu'en français cl qu'en hébreu , t*3 pïlï'l , « Isaac

vient de venir. » Le mot lu même veut dire Je vais, en patois de Iié/iers. Règle vient de regtiet; pied, mesure; javelle, scliabelle; corne, kéren; aurore, or; raison, rotin. Je n'en finirais pas. Quand on lit l'hébreu avec un peu d'attention à ce sujet on est confondu d'étonnement, surtout quand on sait l'allemand venant du celte. Le mot celte même est hébreu.

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 39 Celle fête, relatée dans le Lévitique, chapitre xxin, où d'ailleurs ne se trouve pas le mot pardon îles péchés, ostensiblement écrite d'une main pharisieime plus de mille ans après Moïse, a été, comme tant d'aulres choses, créée et intercalée par les prêtres du pardon. Tout d'abord l'oreille du loup perce par le mot sabathon, jinaitf , qui s'y trouve trois fois. Jamais du temps de Moïse, ni même sous le premier temple, on ne se serait servi de cette terminaison on, qui est tout à fait lalmudique ; de même l'adverbe : acb L'expression beéssem haiom hasék a dans ce même jour, » y vient cinq fois, trois fois de suite coup sur coup (verset 28, 29 et 30). Moïse n'eût jamais écrit cela. C'est le style d'un rabbin. Le verset 27 dit : « le dixième jour du septième mois; » puis le verset 32 dit : a le neuvième jour dès le soir. » Au lieu de l'expression ordinaire de Moïse HJSJn nniMl, « celle âme sera retranchée , » l'auteur se sert du verbe perdre .imiurtl

Tout ce chapitre xxm, sans ordre, sans style cl sans logique, indigne du génie de Moïse, le plus grand écrivain du monde., est

tout entier de l'époque pharisienne du second

temple.

Mais la fraude est bien plus visible dans le sacrifice des deux boucs : c'est le chapitre xvi du Lévitique. Il débute ainsi : « Et Jéhovah parla à Moïse après la mort des deux fils d'Aaron, lorsqu'ils s'approchèrent de Jéliovali et moururent : Dis h Aaron qu'il ne vienne pas en tout temps dans le sanctuaire. » Ainsi de suite jusqu'au verset 29. Pendant toute la description du sacrifice des deux boucs, il n'est pas dit un seul mot de la fête du pardon du dixième jour du septième mois. Puis, soudainement, au milieu du commandement, après tout un long chapitre, on lit ; « Et il vous sera de loi éternelle, au septième mois, le dixième jour, voushuniilierpz vos âmes, vous ne ferez nulle œuvre, l'indigène comme l'étranger. Car en ce jour .léhovah (Jekaper*) on le traduit {vous pardonnera) pour vous purifier de tous vos péchés. Devant .léhovali, vous serez purifiés. » El puis tout de suite, comme s'il n'avait jamais été question d'une fête : « Et

LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. Si le prêtre purifiera ('toujours Kifiour) celui qui l'a oint' (il s'agit en effet (l'une inauguration d'un nouveau grand-preire) et qui a rempli sa main pour officier à la place de son père, et il mettra les habits de lin sacrés, et il purifiera le sacro-saint et la tente de destination, et l'autel il le purifiera, les prêtres et tout le peuple il les purifiera. Et il vous sera une loi éternelle, afin de purifier les fils d'Israël de tous leurs péchés une fois dans l'année. » Évidemment le verset 29 et la fin* sont des interpolations.

Laissons de côté le commenlaire ingénieux, prétendant que le bouc qu'on a ponctué Assasel, veut tout simplement dire : Isis-El (le dieu Isis), car El veut dire dieu. L'auteur de ce sacrifice, méprisant l'idole d'Egypte, lui envoie pour la narguer un bouc chargé de péchés d'Israël, pour démontrer en même temps ce qu'il pense de ces fêtes et de ces sacrifices expiatoires, en usage chez, les peuples païens. Mais comment admettre que Moïse qui en tout est si

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