Genèse, ebap. xxxvm, v
'.i. Lcvitiqoe, six, v. Deutéronome, xxm, v. 18. 4. Dealériincme, rhap. xx.i, v. S, îi. fcxoile, xxii, v. Ifi; Deutéronome, xxu, v. 6. .nSirun vra
anciens, la femme trompeuse était condamnée
à mort.
Le viol était puni de mort l , mais seulement en plein champ ou dans un endroit où la fille pouvait appeler au secours sans être secourue. Une fiancée était considérée comme une femme mariée; le crime est le même pour le séducteur comme pour la séduite. Seulement il fallait deux témoins. Moïse n'admet pas de condamnation à mort par un seul témoin. Un homme jaloux soupçonnant sa femme et n'ayant pas de témoins* pouvait traduire sa femme devant le grand-prètre qui lui administrait les eaux amères. Moïse ne permet pas qu'un mari puisse se rendre justice lui-même, pas même en flagrant délit. Dès que les témoins lui manquent il ne lui reste plus que le recours au grand-prêtre. Celui-ci a dû prendre des informations sûres, car en cas de certitude il est plus que probable que ses eaux étaient empoisonnées. Mais, dès que la femme avait passé par cette épreuve, le mari n'avait plus aucun
i. Deatéronome, chap. xxir.
ï. Nombres, chap. y, v. 13.
LOI FONDAMENTALE DE MOÏSE. 131 droit de jalousie sur elle. Il résulte d'une loi de Moïse que la mère avait sur son fils les mêmes droits que le père et que sans elle, le père n'avait aucun droit sur ses enfants. On lit 1 : h Quand un homme a un fils rebelle et égaré, n'obéissant ni à la voix du père ni à celle de la mère, ils l'ont réprimandé et lui, n'a pas écouté. Alors son père et sa mère le saisiront, le conduiront vers les anciens de la ville et ils diront : « Notre fils que « voici est un révolté, un égaré, il n'obéit pas à « notre voix, il est débauché et ivrogne. » Et les hommes de la ville le lapideront. »
On a reproché à Moïse la dureté de cette loi. Si jamais il existe une mère qui demande la mort de son fils, ce fils ne vaudra même pas un caillou.
Il n'en résulte pas moins que sans la mère, le père n'avait pas de droit sur son fils.
Une loi d'extrême délicatesse de Moïse fut celle à l'égard de la prisonnière de guerre*. Il était défendu au vainqueur juif de la prendre ni pour
\. Deutéronome, ehap. xxl, v. 18.