A LA QUATRIÂHE ÉDITION IX
et à l'heure où j'écris ces lignes, grâce à une faveur particulière de Dieu, qui malgré mon grand âge, ma conservé la santé et la vigueur, cette œuvre est achevée ! Je viens d'écrire les dernières lignes du cinquième livre : le Deutéronome^ tous les cinq traduits sur l'hébreu, qui pour moi est quasi une langue maternelle, et commentés par moi, après élimination de toute falsification, interpolation et sophistication et avec étymologies, prouvant d'une manière irréfragable que l'hébreu est la langue mère de toutes les langues anciennes et modernes !
Mais les travaux que j'avais faits, il y a vingtsept ans, sur la parfaite concordance des textes talmudiques et évangéliques étaient complets, avant que j'eusse livré ma copie à l'imprimerie, et le titre du livre devait bien être : Moue^ le Talmud et VÉvangilej tel qu'il se trouve dans l'édition actuelle.
Nous étions alors sous le second Empire, qui était l'empire de l'ultramontanisme et de l'intolérance jésuitico-catholique. Amyot, après avoir parcouru ma copie, me déclara qu'il n'oserait jamais publier la dernière partie et me pria de couper dans le titre les deu* mots : Et l'Évarir-