À LA QUATRIÈME ÉDITION XV
et le dédain de tout principe philosophique. Les études sont dirigées pour faire de lui ou un avocat, un médecin, un ingénieur, ou un officier. Après ces vocations dictées et imposées, quand il reste un garçon d'esprit lent et médiocre, mais doux et soumis de tempérament, auquel on ne
sible à tous les esprits et surtout à toutes les raisons, en la dépouillant de toute teinte d'orthodoxie juive et de messianisme chrétien. Dans ce procédé il a sacrifié la couleur au dessin, c'est le seul reproche que Ton puisse faire à son français. Mais ce défaut, il le rachète au centuple par son commentaire, qui est un trésor inépuisable d'érudition cosmopolite, s'étendant aussi bien sur les langues de l'antiquité que sur les traductions dans les langues modernes; louchant librement à toutes les questions métaphysiques et traitant sans arrière pensée sacerdotale toutes les quesUons de philosophie religieuse et d'histoire cultuelle de toutes les nations. On est confondu d'admiration devant un travail pareil 1 A côté de ses citations qu'il soumet à sa critique, lui, le premier, à tout passage du Pentateuque qui est une contradiction avec d'autres passages, sans avoir osé affirmer positivement que c'est une interpolation, ou une falsification, fait un arrêt et semble dire au lecteur : Ici il y a un loupî (en termes littéraires une espèce de trou, un point litigieux sujet à caution), ce qu'en latin on a exprimé par ces mots : hic Rhodus ! Hic salto l
Certes ! Cahen, tout en constatant plusieurs fois que le Pentateuque actuel n'est pas entièrement de Moïse, qu'il y a trop de flagrantes contradictions pour admettre qu'un si grand législateur que Moïse se sdit contredit dans les principes fon•^ damentaux de sa religion, encore moins que ce soit Dieu lui-même, n'ose pas dire en toutes lettres que la moitié des Cianq Livres n'est ni de Moïse ni de Yéhovahl Mais entrt
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