‹ Moïse, le talmud et l'évangileChapitre 9 sur 29 · XX PRÉFACE · texte numérisé non relu

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rez bétes et croyants, plus vous serez heureux dans ce monde-ci et dans l'autre, car à ces conditions je vous absous de vos péchés passés, présents et futurs ! » Il n'y a pas de religion plus commode que le catholicisme... pour les pauvres d'esprit.

Il n'en est pas de même du rabbin.

La religion juive officielle est restée la religion qu'Esra et les docteurs pharisiens dans le Pentateuque rédigé par eux, ont frauduleusement mise dans la bouche de Moïse. Ce Pentateuque, malgré la destruction du second Temple, destruction due exclusivement a cette falsification, est resté le Livre sacré des rabbins, que les Juifs malgré le christianisme sorti de là, adorent partout ! Ils n'ont pas d'autre culte, ni même d'autre raison d'être à eux connue.

Voyez-vous un rabbin, le jour du Grand-Pardon, fête instituée par Esra contrairement aux principes fondamentaux de Moïse, expliquer à ses fidèles que ce jomMà, quand ils avaient encore le bonheur de vivre sous le Temple de Yérusalem, Yéhovah avait ordonné au grand prêtre d'envoyer à son copain Assas-El (le diable), au désert un bouc chargé de péchés d'Israël, pour

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que lui, Yéhovah, pardonnât ces mêmes péchés aux mêmes Israélites, et ce que ce pardon était obligatoire une fois dans l'année ? On lui rirait au nez !

Il lui est impossible de tracer les lois de ce Yéhovah-homme, qui, tel qu1l a été métamorphosé ou plutôt anthropomorphe par Esra et les rabbins phai'isiens, se met en colère le dimanche, pour s^en repentir le lundi, et qui apaisé par des sacrifices de sang, fait un miracle pour pardonner les péchés et les crimes de son peuple.

Il lui est surtout impossible d'expliquer à ses ouailles comment il se fait que le peuple juif, élu et chéri par ce Yéhovah, pour lequel il a fait des miracles, le jour ou il avait bien digéré et auquel il a toujours tout pardonné, moyennant sacrifices et prières, soit depuis deux mille ans le peuple le plus malheureux de la terre, exposé aux risées et aux mépris des autres nations sorties de ses flancs pourris ? S'il leur dit, comme ses prières le répètent à toutes les fêtes, que c'est parce que les Israélites, quand ils avaient encore le Temple, n'ont pas porté assez de sacrifices à ce Yéhovah gourmand de viande de

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bouc saignante, on hausserait les épaules et Ton s*en irait ! Aussi tous ces rabbins s'exercent-ils pendant des années à parlotter sans rien dire. Qui en a entendu un les a tous entendus. Aucun deux n'a jamais osé expliquer à ses fidèles pourquoi ils sont juifs et pourquoi ils doivent rester juifs. Ce n'est pas une religion, comme dit Henri Heine, c'est un malheur incompréhensible. Car ea réalité, entre leur Yéhovah-homme d'Esra et Jésus il n'y a d'autre différence que le nom ! Les deux religions sont.de la pure idolâtrie. Toutepuissance! Prescience? Prédestination! Grâce! Amour ! Immortalité ! Récompense et Châtiment dans un autre monde ! Pardon et Miracle. Tous les problèmes insolubles auxquels nul d'eux n'a une réponse plausible et qui sont autant de plaidoyers argumentes pour l'athéisme ! Aussi les jeunes Juifs passent- ils leur temps à déguiser leur malheur d'être nés juifs. Ils ont l'air de dire à leurs frères idolâtrés comme eux : Mais regardez nous donc ! Nous sommes émancipés, c'està-dire, nous sommes aussi bétes, aussi vicieux que vous ! Nous mangeons du cochon et n'observons plus le sabath. Nous sommes comme vous de lâches et cruels chasseurs de bétes et d'oi-

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seaux iûoiTensifs! Nous faisons courir comme vous nos juments et nos maîtresses, à coté de nos femmes légitimes qui, comme les vôtres n'observent plus aucune loi mosaïste dans le commerce intime du mariage, qui comme les vôtres ont des amants et dont les fils, toiyours comme les vôtres, sont en majeure partie des Mamsérim bénidah. Gomme vous, nos riches jeunes gens, au lieu de vouer leur verte jeunesse à une charmante jeune épouse, valant toutes mieux qu'eux, la passent avec des filles-femmes et des femmes-filles, qui leur blanchissent les cheveux à trente ans et les leur arrachent à quarante. Gomme vous, nos hommes, on dirait de nuit, pour se faire voir de loin, courent après une étoile de ruban de n'importe quelle couleur voyante, et qui à ce sujet (si tant est qu'il soit permis de mêler le profane au sacré) ne pourraient pas, comme Jésus à sa mère, dire : < Femme, qu'y a-t-il de commun entre nous? » Gomme vous, nos richards ne croient pouvoir s'ennoblir que par des titres d'anoblissement, mendiés ou achetés parfois à d'ignobles humains, qui s'appellent entre eux pasteurs de peuples, mais qui ne sont que des éleveurs de troupeaux de Pa-

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nurge, pour les croquer ou les livrer à la boucherie. Qu'avez-vous à nous reprocher ? Et pourquoi y a-{-il des antisémites ? Ne sommes-nous pas vos égaux en tout?! D'aucuns, pour parfaire cette égalité, se déclarent athées comme leurs frères chrétiens athées, rien que par fraternité. C'est comme si un blanc, dans un pays de nègres, s'enduisait de cambuis de charbon pour paraître son égal. On leur a, d'ailleurs, communiqué cet athéisme égalitaire, Infectieuse et morbifère dans les Lycées, à l'Ecole Normale et aux Cours de l'Université. De cette façon, il est impossible à un rabbin d'aujourd'hui d'exercer ses fonctions néantistes, pour ne pas dire nihilistes, à Paris, à Berlin ou à Londres, pour peu qu'il veuille faire un pas en avant, sans tomber, l'un dans le christianisme national de son pays, qui se ressemble partout comme un poussin avorté à un œuf pourri, l'autre dans l'athéisme, ou le Néantisme universitaire. Pas un deux n'a jamais osé séparer le Yéhovah-Justice de Moïse du Yéhovah anthropomorphe qu'Esra a plaqué sur lui. Pas un d'eux n'a jamais pénétré dans les vrais principes de philosophie religieuse de Moïse, qui sont la solution de tous les problèmes, à l'appa-

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