‹ Moïse, le Talmud et l'Evangile, rev. et augm. de plus de cent textes.... 4, Le Talmud et l'Evangile. (suite)Chapitre 2 sur 8 · MOISIS · texte numérisé non relu

MOISIS

mier devoir est de donner à cet enfant de rinstniction et de lui enseigner la loi.

Il dit (Traité Sabatli, livre XVI") : « Rabbi Jehuda Hanasi dit : Le monde ne se conserve que par le souffle des enfants h l'école. »

Puis : « On ne trouble pas les enfants à l'école, pas même s'il s'agissait d'aller reconstruire le temple. «

Un autre rabbi dit : « Tout endroit sans école sera détruit. » Rabbin ajoute : « II mérite d'être mis au ban, »

« Un père qui a des garçons sans leur donner de l'instruction est un Am haarez, »

c'est-à-dire, le dernier des manants. On n'apprend du reste qu'en enseignant. Cette vérité est répétée par plusieurs rabbins disant : « J'ai appris quelque chose de mes maîtres, beaucoup de mes condisciples, mais le plus que je sais, je l'ai appris de mes élèves. »

L'amour du Talmud pour la jeunesse studieuse est immense et c'est un de ses grands titres. II conseille également d'apprendre un métier à son flls. Il dit (Traité Kidnschin, livre r-) : « De même que l'homme doit se

marier et éfudier la loi, de même il doit apprendre un état. Houvrier ne doit'pas se lever devant le savant, c'est-à-dire, il est l'égal du premier des citoyens. » Il dit encore : <■; Ni la richesse, ni la pauvreté ne sont dans le métier (il n'y a pas de sot métier), tout est dans l'ouvrier. » Pourtant il y a un rabbin qui dit : « Je vois des animaux et des oiseaux se nourrissant sans douleur et pourtant sans métier. Or, ils ne sont créés que pour moi. Et moi créé pour servir mon Créateur, je ne dois pas pouvoir me nourrir sans douleur et sans angoisse ! » Il ajoute : « Jamais je n'ai vu un cerf récolter, ni un lion porter un fardeau, ni un renard flatter, et pourtant ils trouvent leur nourriture; et moi leur maitre je dois travailler pour me nourrir ?» (Traité Sotah, livre ix°, le grand Rabbi Eliezer dit : « Quiconque a du pain dans la huche et dit : quemangerai-je demain, manque de foi. )) Ce sont à peu près les paroles de Jésus. Saint Luc, (chap. xii", v. 24). Considérez les corbeaux, ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n'ont ni cellier ni grenier et Bleu les nourrit. Combien valez-vous mieux que ces oiseaux ? » « Considérez comment croissent les lis des champs, ils ne travaillent ni ne filent, et je vous dis que Salomon de-

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meure clans toute sa gloire n'étant point vêtu comme l'un d'eux ! )>

On pourrait objecter que la grandeur de l'homme, sa similitude avec le Créateur est précisément dans le travail ; que le travail loin d'être un châtiment, est la béatitude de l'homme ; la douleur et le malheur ne gisent que dans l'excès et dans l'absence du travail. Le lion lui-même en état de guerre ne sera heureux que quand il travaillera pour l'homme. Dans le travail seul l'homme reconnaît sa supériorité divine, car dans le travail seul il peut recevoir et donner du bonheur. Vivre pour son Créateur c'est comme l'a dit Moïse, vivre pour son prochain' et vivre pour son prochain, c'est travailler On ne glorifie Dieu qu'en travaillant pour ses créatures. On ne le fait aimer qu'en se vouant au bonheur d'autrui. Dieu, c'est le travail, car Dieu, c'est l'Être qui n'est que pour ses créatures.

Citons encore quelques opinions contradictoires sur les songes.

Elles se trouvent Berachoth, ix^ livre.

« Un homme bon ne voit pas de bons son-

ges, et le méchant n'a pas de mauvais rêve.

Quiconque a eu un rêve et qu'il ea soit inquiet, qu'il aille devant trois personnes et se le fasse expliquer, »

« Un rêve non interprété est comme une lettre non lue. »

«Les rêves vont d'après l'interprétation.»

« Quiconque en s'éveillant a trouvé dans sa bouche un verset, c'est comme une petite prophétie. «Un rêve c'est comme un soixantième de prophétie. »

Je ne citerai pas les animaux et les végétaux qui sont d'un bon ou d'un mauvais signe, c'est puéril.

Ce qui l'est moins, c'est que leTalmud, violant la loi formelle de Moïse, admet (Traité Hulin), que le sorcier peut faire mentir le destin d'en haut. C'est d'ailleurs naturel. Le destin n'existe que pour être déchiré, c'est là l'expression du Talmud. Que ce soit par des prières mystiques ou par l'art de Satan, peu importe. L'essentiel pour le prêtre du pouvoir (le pharisien), c'est de tenir ce pouvoir déchirant dans sa main, et d'en disposer d'après son bon plaisir.

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