‹ Molière, 1622-1673Chapitre 135 sur 223 · ACTE QUATRIÈME. SCÈNE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME. SCÈNE DEUXIÈME

Par comparaison donc, mon maître, s'il vous plaît. Comme on voit que la mer, quand l'orage s'accroît, Vient à se courroucer, le vent souffle et ravage, Les flots contre les flots font un remû-ménage Horrible, et le vaisseau, malgré le nautonier, Va tantôt à la cave et tantôt au grenier ; Ainsi, quand une femme a sa tête fantasque, On voit une tempête en forme de bourrasque, Qui veut compétiter par de certains... propos ; Et lors un... certain vent, qui par... de certains flots. De... certaine façon, ainsi qu'un banc de sable... Quand... Les femmes enfin ne valent pas le diable.

ÉRASTE

C'est fort bien raisonner.

GROS-RENÉ

Assez bien, Dieu merci.

Mais je les vois, Monsieur, qui passent par ici. Tenez-vous ferme, au moins.

ÉRASTE

Ne te mets pas en peine.

GROS-RENÉ

J'ai bien peur que ses yeux resserrent votre chaîne.

Page 1