LÉLIE, GROS-RENÉ
GROS-RENÉ
Enfin nous y voici ! Mais, Monsieur, si je l'ose, Je voudrais vous prier de me dire une chose.
LÉLIE Eh bien ! parle.
Avez-vous le diable dans le corps Pour ne pas succomber à de pareils efforts ? Depuis huit jours entiers, avec vos longues traites. Nous sommes à piquer des chiennes de mazcttes De qui le train maudit nous a tant secoués Que je m'en sens^ pour moi, tous les membres roués, Sans préjudice encor d'un accident bien pire Qui m'afflige un endroit que je ne veux pas dire; Cependant arrivé, vous sortez bien et beau, Sans prendre de repos, ni manger un morceau.
LÉLIE
Ce grand empressement n'est point digne de blâme : De l'hymen de Céhe on alarme mon âme; Tu sais que je l'adore, et je veux être instruit Avant tout autre soin de ce funeste bruit.
GROS-RENÉ
Oui, mais un bon repas vous serait nécessaire. Pour s'aller éclaircir, Monsieur, de cette affaire ;