‹ Molière à Bordeaux, vers 1647 et en 1656Chapitre 14 sur 70 · III. Bonenfant ou Bonnenfant · texte numérisé non relu

III. Bonenfant ou Bonnenfant

Nicolas Bonenfant, jeune clerc de procureur encore en tutelle, v J. Loi- SBLGUR, Les Points obscurs, p. 116.

.< Nicolas Bonenfant, le sixième des enfants de famille associés avec Molière, était un jeune clerc de procureur qui avait perdu son père et dont la mère s'était remariée à un maître fournisseur (*). Le 26 juin 46fâ, ses tuteurs avaient convoqué une assemblée de parents dans laquelle ils avaient exposé qu'après l'avoir mis en pension chez le procureur Bérenger le même qui figure dans l'avis des parents Béjard (Document n° VIII)], ils l'avaient employé « au recouvrement de quelques droits». Le conseil de famille avait décidé que Nicolas Bonenfant retournerait en pension chez un autre procureur; mais il avait quitté son étude ponr se joindre un moment à la troupe de l'Illustre Théâtre; six mois après ses débuts, il n'en faisait déjà plus partie. » Eudore Sollié, Recherches sur Molière, p. 36 et 37.

MM. Moland et P. Mesnard ne nous apprennent rien de plus que leur devancier sur le compte de Nicolas Bonenfant, qui signe Bonnenfant; qui n'a fait que paraître et disparaître dans la troupe de l'Illustre Théâtre, et qui demeurait rue Saint-Paul, paroisse Saint-Paul.

IV. M. Beiart. — C'est-à-dire Magdeleine Béjart, la belle comédienne, alors clans toute la fleur de la beauté, de l'intelligence et de sa seconde jeunesse, en d'autres termes de ses vingt-cinq ans, demeurant... rue de la Perle, chez madame sa mère, vous n'en doutez pas ni

(') « Archives de l'Empire, minute* du Châtelet, Y 3910. » Isidore Soclik, Recherches sur Molière, p. 3i>, note 2.

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moi non plus, et louant à Molière sa petite maison et jardin, au cul-de-sac de la rue Thorigny, c'est-à-dire à deux pas.

V. Geneviefve Bejart. — C'est la future épouse de Léonard de Loménie, puis de Jean-Baptiste Aubry, née en juillet 1624, sur la paroisse Saint-Paul, et aimant tellement à se rajeunir dans toutes les occasions où elle a eu à décliner son âge, que cela a causé une perturbation complète chez les dépouilleurs d'actes, et a engagé même Jal à supposer qu'il y aurait eu une seconde Geneviève, née vers 1631!... ce que l'acte de renonciation prouve inexact; et que c'est cette seconde qui aurait été mariée deux fois; elle ne se rajeunissait que de sept petites années. On sait quel malicieux compliment Molière lui adressera plus tard dans l'Impromptu de Versailles. C'est elle qu'on appelait mademoiselle Hervé (du nom de sa mère), et au sujet de laquelle M. Eudore Soulié avait fait un instant une si singulière hypothèse.

« Geneviève Bejart ne faisait probablement qu'aborder la carrière (p. 47). Si l'on s'en réfère à l'acte de mariage du 19 septembre 1672, [elle] n'aurait eu que onze ans, et, si l'on s'en rapporte à l'acte d'inhumation de juillet 1675, que douze ans à cette date de 1643. Une erreur semble bien probable dans ces deux actes, car à onze ou douze ans on ne l'aurait point fait figurer parmi les actrices de l'Illustre Théâtre. C'est elle, sans doute, qui était née le 2 juillet 1624 {Voyez Jal, p. 177), et elle avait alors dixneuf ans. » Louis Moland, Molière, p. 42, note 1. — Cf. ci-dessus, t. II, p. 130-132.

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