VI. G. Clerin
« Le nom de famille de Germain Clérin, qui vient après Beys, est celui d'une comédienne du théâtre du Marais, Élisabeth-Edmée Clérin, femme de Henri Cotton; suivant les frères Parfaict (Hist. Th. Fr., XI, 301), cette comédienne se retira en 1670; elle devait être parente, peut-être sœur de Germain Clérin, qui se trouve encore parmi les associés de l'Illustre Théâtre en i645, et dut suivre Molière en province. » Eudore Soulié, Becherches sur Molière, p. 35.
« Germain Clerin est fort peu connu ; il est nommé ailleurs sieur de Villars, probablement un nom de théâtre. » Louis Moland, Molière, p. 47.
VII. J. Béjart. — Joseph Béjart le fils serait, d'après nous — et nous nous sommes déjà expliqué à ce sujet ('), — non pas un frère aine, mais un frère cadet de Magdeleine, baptisé sous le nom de Jacques, à la paroisse Saint- (îervais, le 11 février 1622, ayant à peu près l'âge de Molière, c'est-à-dire n'ayant pas tout à fait atteint, le 30 juin 1643, vingt et un ans et demi. Nous ne sommes donc pas ici de l'avis de M. Louis Moland, quand il nous dit :
« Joseph Béjart avait vingt-six ou vingt-sept ans. Il était l'aîné de Magdeleine, qui était née en 1618, et Joseph Béjart, le père, avait épousé Marie Heivé en 1615. Il était déjà engagé dans le parti de la comédie et avait fait, dit-on (?...), une tournée en Languedoc avec sa sœur Magdeleine. » Louis Moland, Molière-Garnier, t. I, p. 47.
Nous avons déjà fait remarquer que l'on n'avait jamais pu découvrir ni l'acte de baptême de Joseph Béjart, ni l'acte de décès de Jacques Béjart. — Et cependant, l'un est bien mort,... puisqu'il a été baptisé! Et l'autre a bien été baptisé,... puisqu'il est mort!
L'acte mortuaire de «Joseph Beygar» (26 may 1659), relevé par Jal sur le registre de Saint-Germain-l'Auxerrois (2), ne donne malheureusement pas son âge.— Pour nous, en juin 1643, il n'avait pas encore tout à fait vingt et un ans et demi; il avait quatre ans de moins, par conséquent, que sa sœur Magrjeleine.
VIII. Georges Pinel. — Nous reviendrons d'autant moins sur son compte que nous lui avons déjà consacré le § 2 tout entier du présent chapitre III [cf. t. Il, p. 152- 155]. Le 30 juin 1643, il demeurait rue Jean-de-Lespine, paroisse Saint-Jean en Grève.