‹ Molière à Bordeaux, vers 1647 et en 1656Chapitre 20 sur 70 · La Mort de Sénèque (Tristan l'Hermite · texte numérisé non relu

La Mort de Sénèque (Tristan l'Hermite

,»' • Les frères Parfait rendent courte de cette pièce, tome VI, page 371, de leur Histoire du T/téàtre français.* .1. TaSOKBREAT/, Histoire <lr Mnlih-e, p. S, note ï.

gédie était alors en plus grand honneur que la comédie. Pierre Corneille avait lait paraître tous ses chefs-d'œuvre : Le Cid, Horace, Cinna, Polyeucte, la Mort de Pompée. Ces grandes œuvres dominaient l'esprit public (1). Les poètes du second ordre renchérissaient tant qu'ils pouvaient sur l'emphase cornélienne. Ces rôles de héros, que se partageaient Joseph ttéjart, Germain Clérin et Molière, étaient des rôles pompeux, solennels, boursouflés. Molière s'efforçait d'y plier sa nature en dépit d'elle-même. Pour dompter la volubilité de sa parole, si contraire à la déclamation des tirades ampoulées, il fit de tels efforts qu'il lui en resta une sorte de hoquet qu'il garda jusqu'à la fin de ses jours. On aurait droit de s'étonner que le futur auteur de Sganarelle et du Médecin malgré lui eût été entraîné d'abord si loin de son génie véritable, si l'on ne savait combien c'est là une méprise fréquente et commune. Bien difficilement il renonça à son illusion, et ce n'est qu'à force de chutes, de tentatives douloureuses, de rebuts et d'insuccès, qu'il fut contraint d'arracher le laurier tragique de son front, et qu'il consentit à entrer dans la voie où la gloire l'attendait. » Lotis Moland, Molière, sa vie et ses ouvrages, p. 55.

§ 3. — La protection de Gaston d'Orléans et les présents du duc de Guise.

En 1644, la nouvelle troupe obtint l'autorisation de se dire « entretenue par son Altesse Royale » Gaston d'Or? léans. D'où lui vint cette protection? Du comte de Modène, dit (p. 53) M. Louis Moland ; de Tristan l'Hermite, assure (p. 89, 95) M. Paul Mesnard. Le comte de Modène était gentilhomme de Gaston d'Orléans; Tristan l'Hermite l'était également.

« Gaston d'Orléans fut le premier des divers patrons sous lesquels elle fia troupe] se plaça avant de devenir la troupe du Roi. Elle fut sans doute maigrement entretenue par ce prince, et ce titre honorable ne lui fut pas d'une grande utilité. » Lotis Moland, Molière..., p. 53.

v Ce n'est pas aux bons offices de Modène qu'il faut attribuer la protection accordée à l'Illustre Théâtre par l'Altesse Royale [Gaston d'Orléans|,

2. La Mort de Chrispe ou les Malheurs domestiques du grand Constantin (Tristan l'Hermite).

3. Perside ou la Suite d'Ibrahim Basua (Nicolas Desfontaines). ï. Sainl Alexis ou l'Illustre Ohjmpie (Nicolas Desfontaines).

S. Le Martyre de sainl Eustache (Nicolas Desfontaines).

15. L'Illustre Comédien ou le Martyre de saint (JeHe.v/ (Nicolas Desfontaines).

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