‹ Molière Essai médicalChapitre 11 sur 30 · DAT · texte numérisé non relu

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C'est un homme bon et tolérant. Il est plein de confiance. Il n'entend pas enfermer sa femme, à clé, dans sa chambre, ni lui refuser toute distraction. Il essayera de contenter ses vœux.

Il y a,entre lui et elle, une différence d'âge assez sensible, mais peut-être qu’ «une grande tendresse et des soins complaisants » sauront faire disparaître cette inégalité.

En tout cas il ne veut pas d'elle par force : il la laisse libre de son choix. Il n’entend la prendre que si elle l'aime ; car il sait bien que « le cœur est ce qu’il faut gagner » si l’on veut être heureux.

Tout cela ne devait pas déplaire à Armande.

Je la vois tendrement sourire en lisant ces vers pardessus l'épaule de Molière. Lui, les écrivait gaiement. Il était heureux : l'École des Maris, pièce de fiançailles, est une pièce optimiste.

Elle fut jouée pour la première fois le 24 juin 1661, au Palais-Royal. Elle eut un grand succès. Pour Molière, c’est une époque de joie et de bonheur. Il aime, il est aimé, tout lui sourit.

Fouquet lui demande une comédie nouvelle. Il écrit les Fécheux. Et c'est encore, à Vaux-le-Vicomte, devant le roi, un nouveau succès.

Molière évidemment interprète tout cela comme des présages de bonheur. |

Et le 20 février 1662, un lundi gras, Jean-Baptiste Poquelin épouse à Saint-Germain-l’Auxerrois Armande- Grésinde Béjart « file de feu Joseph Béjart et de Marie Hervé », en présence de « Jean Poquelin, père du marié

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