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n'avait guère rapproché les époux. Armande eut aussitôt de nouveaux amants.
Molière « averti, par des gens mal intentionnés pour son repos, de la conduite de sa femme, renouvela ses plaintes avec plus de violence qu’il n’avait encore fait ; il la menaça même de la faire enfermer. »
Armande se déclara outragée, « pleura, s’évanouit, » et ce fut Molière qui, cette fois, demanda pardon...
Armande, hélas, ne voulait pas perdre « une si belle eccasion de se séparer de lui » : elle l’accusa à son tour d’avoir toujours conservé « des liaisons particulières avec la De Brie. Enfin elle porta les choses à une telle extrémité que Molière qui commençait à s’apercevoir de ses méchantes inclinations consentit à la rupture qu’elle demandait. Si bien que, sans arrêt du parlement, ils demeurèrent d'accord qu’ils n’auraient plus d'habitude ensemble ».
Il ne faut pas croire à la lettre, évidemment, tout ce que colporte l’auteur de la Fameuse Comédienne : il n’aime pas Armande et n'aime guère Molière.
Il est pourtant certain que dès les premiers mois de 1666 Molière et Armande se séparèrent ; ils vécurent dans la même maison, mais chacun de leur côté, ne se voyant plus qu’au théâtre.
On devine ce que dut être pour Molière la certitude de l'infidélité d’Armande pour qui il avait une tendresse passionnée et dont il était profondément amou-
reux.
Chapelle, un jour, le trouva abattu, désemparé, plus
« neurasthénique » que de coutume.