LEONE
son tour — avec Célimène —— qu’au deuxième acte.
Il serait donc exagéré d'assimiler complètement Molière à Alceste. Mais il n’en reste pas moins qu'il y a beaucoup de Molière dans Alceste comme il y a beaucoup d’Armande dans Célimène. |
Tout le monde en est d'accord.
La vie de Molière, à cette époque, fut marquée d’événements et de déceptions dont on retrouve dans la pièce la peinture et l'écho. Analyser le Misanthrope c'est découvrir un coin de la vie douloureuse de son auteur. Et constater la psychologie morbide d’Alceste, c’est s'ajouter une raison de croire à la névrose dont j'ai dit que Molière était sans doute atteint.
PT
Il faut distinguer, d’après Régis, deux types de neurasthénie : la neurasthénie commune (dont l’hypocondrie physique est le principal symptôme) et la neurasthénie des êtres supérieurs (où le symptôme essentiel est une sorte d’hypocondrie qu'on peut qualifier de psychique (4)).
Dans l’hypocondrie physique les malades sont tristes, préoccupés d'eux-mêmes ; ils se regardent manger, respirer, dormir. Dans l'hypocondrie psychique ils se regardent surtout penser, agir et sentir ; ils s’analysent perpétuellement, s’enfonçant chaque jour un peu plus dans celte introspection douloureuse qu'ils ne