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Be: 12 \ e … Pour tout antidote, je m'en fie après la grâce de Dieu, me.
qui assiste toujours ceux qui servent le public, à n'être ni
. pléthorique, ni cacochyme, n’y à faire aucun excès, et ne “ crois non plus à la thériaque, mithridate, alkermès, hya- “ cinthe, bézoard, corne de licorne, qu’à des cornes de bœuf,
Ë cum ficta illa remedia, cum suis occultis qualitatibus (quæ £ re vera nullæ sunt) nulla vértute magis polleantquam ægrorum
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loculos exhauriendi, ut pharmacopæos .ditent. Sed de hac re plura alias. Si vous désirez que je vous en dise davantage sur quelque point particulier, mandez- le-moi, je suis tout. prêt, et tam in promplu, omnium Arabum in loc CasU doc- 3
trinam repellere.
Cette profession de foi lui valut une réponse resté inconnue, mais dont la lettre suivante donne une
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idée :
Quant aux qualités occultes et à votre lecture de Fernels Fracastor, Puteanus et autres, que vous me mandez avoir lus, je ne doute nullement de votre croyance ni de votre capacité: si j'ai parlé contre ces qualités supposées, j'ai cru. le devoir faire, éanquam in figmenta vanissima, sans néanmoins avoir eu aucun désir, nec verbo, nec scripto, lædere quemquam, mullo minus virum eruditissimum et amicissmunt cujus doctrinam veneror et suspicio, Je serais très-marri de vous avoir offensé, etne pense point l'avoir fait. Je ne crois point aux qualités occultes en médecine, et pense que vous n'y en croyez guére plus que moi, quoi qu’en aient dit Fernel et d'autre s, de qui en les paroles ne sont point mot d'Évangile. Je les puis détruire par plus de cinquante passages d’Hippoerate et de Gralie à point nommé, et par l'expérience même, qui témoigne que ce sont bonté que tout ce que les A en ont dit; même leur chef Avicenne en a reconnu la vanité, disa que proprietates illæ occultæ sunt figmento persimiles, commentum hominum ab innumeris quæstionibus sese tlarum, # præsidio revelantium. En notre religion chrétienne, je crois comme nous devons croire, beaucoup de choses que nous ne" voyons point, quæque sub sensum non cadunt, mais c’est par L. le moyen de la foi, qui nous Ye oblige, et quæ est rerum non oi
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credunt quod vident. Fernel était un grand homme, mais ses arguments pour telles qualités ne sont point des démonstrations mathématiques. Je l'estime le plus savant et . le plus poli des modernes ; maïs comme il n’a pas tout dit, » aussi n’a-t-il pas dit vrai en ce qu'il a écrit, et si le bon- ; homme, qui est mort trop tôt à notre grand détriment, eût - vécu davantage, il eût bien changé des choses à ses œuvres, et principalement en ce point-là; ce que je ne dis pas de > moi, mais de sa vie propre que j'ai céans manuscrite, qui borcud beaucoup de choses de cet excellent nr
qui et in alliis non leviter lapsus est, Quant à ce que vous me demandez, que vous priez de croire que sus nunquam . Minervam docebit, je vous reconnais en cela passionné, qui en venez jusqu'aux injures ; ce n’a point été mon intention dé vous offenser, et sais bien que je ne l’ai point fait ; combien que je ne me souvienne qu’à peine de ce que j'ai mis dans ma lettre, en ayant écrit quantité d’autres depuis, et me l'étant dictée, currente calamo. Je vous ai répondu brièvement et Ébieent à la vôtre, absque ullo convicio : je n’y ai taxé personne, si ce n'est dau ignorant bats
bier ou charlatan, tant s’en faut que vons ayez occasion de vous en ficher. Je fais bien autre état de vous, et ne vous puis encore assez priser pour Votre mérite : s3 ibesus forte loquutus sim, adversus impostores qui artis nostræ veritali et dignitati imponunt, detur, quæso, hæœc licencia philo- É sophicæ libertati et animo veritatis studioso. Ne croyez pas . pour cela que je vous méprise, je vous tiens pour Minerve et au delà ; mais j'ai de quoi montrer (absque jactantia dixe- |rim) que ie ne suis es du tout dépourvu de ses fa- . veurs, après l'huile que j'y ai usée, et une bonne partie de ma santé que j y ai prodiguée. Jé vous tiendrai toujours - néanmoins pour mon maître, et réputerai à grande faveur - d'apprendre de vous, pourvu que ce soit sans ces mots - odieux, sus Minervam, qui sont tout à fait indignes, à mon jugement, d’être proférés entre deux amis de l’un à l’autre.
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Quant à vos autres mots, ce que vous en avez écrit, Ça été À
discendi potius aq disputandi animo, je vous assure que : je me soumets toub à fait à votre censure ; et tant s’en faut queje veuille disputer, que je ne désire qu'apprendre. Je ne me suis point mêlé de faire le maître envers vous, mais j ’ait peur que vous n’ayez bien conçu le sens de ma lettre,r la lisant avec passion et en colère. Je ne crois pas vous avoir offensé, et si je l'ai fait, ç'a été par imprudence, c’est pourquoi je vous prie de m’en excuser. i
2" e Ps \
Cette lettre nous paraît admirable, Le jeune
homme répond à une injure qui, sans motif AE sible, lui est adressée par un homme d’âge mûr. I Y Fear avec une modération et une humilité qui étonnent, mais aussi avec fermeté.et dignité.
Je ne crois POP aux qualités occultes en médecine et.
pense que vous n’y en croyez guère plus que moi.
Et il termine sa lettre par cette représaille pleine à de finesse : |
Je vous envoie une thèse de médecine, non pas pour
dire comme vous, ut sus Minervam doceat, mais pour vous M faire connaître ce que je pense de la maladie de laquelle 4
À Es À Fe :
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à CA g.
elle traite, et pour vous prier de croire que je suis et, serai #
à jamais, monsieur, votre très- humble et affectionné ser-. viteur.
Que de belles choses et quelle : saine raison dans
cette lettre; et que Belin dut avoir honte de sa fou- :;
gue }…. Fes une troisième lettre prouve qu LE en: fit amende honorable :
Ma pensée de votre colère était fondée sur ces