‹ Molière et l'EspagneChapitre 12 sur 109 · Homenaje à Menéndez y Pelayo, tome I (Madrid · texte numérisé non relu

Homenaje à Menéndez y Pelayo, tome I (Madrid

Dans les débats littéraires où Ton s'efforce de déterminer ce que Molière doit à l'Espagne, les Italiens jouent un rôle un peu particulier. Ils aiment à proclamer que l'auteur de Tartuffe s'inspira surtout de leur littérature et de leur théâtre. Il n'est pas de notre sujet de préciser l'influence italienne sur Molière ; mais elle nous paraît plutôt superficielle qu'essentielle et il nous semble qu'on l'a exagérée. Sans doute, Molière a tiré parti, matériellement, du théâtre italien ; mais, dans la conception générale qu'il s'est faite de la comédie, l'Espagne a plus de part que l'Italie. Les anciens critiques italiens ne sont pas de cet avis ; ils proclament hautement que le tribut apporté par l'Italie à Molière est d'une importance capitale. Riccoboni ^, bien qu'il l'ait accablé de louanges, s'efforce de démontrer que Molière doit tout son génie aux Italiens ; Signorelli - cite, à côté des sources italiennes sur lesquelles il insiste, quelques pièces espagnoles; pour Tiraboschi ^^ si l'on retirait des œuvres de

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