Le Moliériste, février
G. HuszAR. — Molière et VEspagne. 3
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Bourdaloiie [\SS1). Un rédacteur du Moliériste^ fut assez aimable pour « se demander si le vent de folie qui souffle par intervalles n'ébranle pas les têtes les mieux équilibrées, et ne brouille pas les plus solides jugements î » Au risque d'être accusés, nous aussi, de déséquilibre, citons cette page de Schérer : « On n'est content que lorsqu'on- a élevé ses préférences à la dignité d'une règle de foi. Un culte une fois établi, un dogme une fois reçu, plus de liberté d'examen, plus de critique indépendante, plus de dissidence tolérée : la consigne est d'admirer comme une bête. La paresse d'esprit, cela va sans dire, est au fond de cette manière d'agir; il est plus aisé d'accepter une opinion que de s'en faire une » (p. 51). Puis parlant des excès ridicules du culte de Goethe en Allemagne, il poursuit ainsi : « Au lieu deGœthe, lisez Molière, et vous reconnaîtrez que la France n'est pas loin de tomber dans les mêmes travers que l'Allemagne. L'admiration pour Molière est en train de passer aussi chez nous à cet état d'orhodoxie hors de laquelle il n'est point de salut. Nous avons trouvé ce qu'il fallait k notre besoin