‹ Molière et l'EspagneChapitre 25 sur 109 · Scarron et le genre burlesque, Paris, 1888, p · texte numérisé non relu

Scarron et le genre burlesque, Paris, 1888, p

n'acceptons que les doctrines dont nous portons déjà le principe en nous » ^; pour subir une influence il faut — et c'est une règle presque générale — que nous soyons disposés à Faccueillir, que notre individualité ou que la « tradition » qui est précisément le résultat de l'effort commun de tout un groupe d'esprits de la même essence^ nous préparent à l'admettre. Corneille n'aurait pas glorifié l'honneur espagnol sous la forme d'une volonté presque nietzschéienne s'il n'avait entendu la sollicitation impérieuse d'une personnalité éprise de grandeur héroïque ; aussi Scarron ne se serait pas inspiré du burlesque espagnol s'il n'avait été « dans la tradition gauloise » et il n'aurait pas agi sur Molière si celui-ci n'avait pas été l'écrivain « gaulois » par excellence.

D'autres écrivains français, avant Molière, contribuèrent avec Scarron àrestituer cette vieille tradition gauloise en luttant contre son opposé, le romanesque espagnol. Gomme Scarron, ils trouvèrent, pour cette réaction, matière et inspiration en Espagne. Nous ne mentionnerons que Sorelet Cyrano de Bergerac, tous deux ayant

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