‹ Molière et l'EspagneChapitre 45 sur 109 · Les grands écrivains, Molière, t. I, p · texte numérisé non relu

Les grands écrivains, Molière, t. I, p

vivants importunés leur promettent des « messes » pour la paix de leur « aima en pena » ; mais ce qui est d'effet comique chez Molière, est très sérievix chez les disciples de Lope. Quant au dénouement de Y Etourdi, il est tout à fait « romantique » , comme celui des drames espao^nols (voir, par exemple, celui du Chien du jardinier). Divers critiques d'ailleurs ont signalé déjà que l'épisode d'Andrès était emprunté à la Bohémienne de Madrid de Cervantes ' ; ce qui prouve que Molière connaissait Cervantes dès le début de sa carrière et s'en inspirait.

Dans le Dépit amoureux, Despois est ravi « de ces scènes de brouille et de raccommodement dont Molière a depuis reproduit l'idée dans plusieurs de ses comédies » et en même temps il est fâché de constater u qu'on ait voulu encore trouver ici des imitations », car, selon lui, « le fond de ces deux scènes admirables de notre poète n'est, comme Voltaire le remarque, qu'un lieu commun-. » Or, quoi qu'en dise Despois,

\ . Fournel : V Espagne et ses comédiens ; Mahrenholtz dans son œuvre sur Molière.

Page 1