Lope : Los peligros de la ausencia ; La inocente Laiira
152 3J0LIÈKE ET l'eSPAGNE
Puisqu'on tient à bon droit tout crime personnel^ Que fait là notre honneur pour être criminel? Des actions d'autrui Ton nous donne le blâme,
[etc.
il ne fait qu'énumérer presque textuellement ^ les arguments des héros de comedia contre le caractère injuste de Thonneur. A défaut d'autre preuve matérielle, ces vers suffiraient à faire voir que qvielque élément espagnol entre dans l'âme de Sg-anarelle. Mais la preuve, les pièces de Scarron, traduites de Rojas, nous la fournissent. Ecoutez le Sancho de : Où il y a offenses j il ny a pas de jalousie (Jodelet ou le Maitrevalet), ou le Moscou de : // ity a pas d'ami pour Vami [Jodelet duelliste ou souffleté), ou le Goscoron de : On ne peut être père, étant roi, et vous saurez où Jodelet et Sganarelle ont appris à justifier leur lâcheté et à se moquer de l'honneur. On a quelque peine à ne pas sourire de ce que dit Despois'- : a Cette lutte entre l 'amour-propre et la poltronnerie a été bien
1. Voir, par exemple, entre beaucoup d'autres, le discours de Juan Roca dans El pinior de su deshonra de Calderôn, acte III, scène XIII®.