‹ Molière et l'EspagneChapitre 58 sur 109 · Acte IV, scène VIII · texte numérisé non relu

Acte IV, scène VIII

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justement à Horace, — est très fréquent dans la comedia, qui l'avait recueilli des nouvelles italiennes et espagnoles K

Le Mariage forcé, malgré ce qui, dans Tallure de cette pièce, rappelle la commedia delV arte, doit peu de chose aux Italiens ; Despois Taffirme {IV, 8) ; il ne croit qu'à l'imitation de certains passages de Rabelais. « De plus, dit-il, cette situation — il s'agit d'un homme que l'on force au mariage — était-elle si rare dans la réalité,* pour que Molière ne pût la devoir qu'à l'imitation d'un canevas inconnu? » Ce sont toujours les mêmes arguments dont nous avons apprécié la valeur à propos des Fâcheux] Despois renvoie à « la réalité » quand il ne s'abrite pas derrière la chronologie incertaine de quelques anciennes pièces italiennes ou espagnoles; c'est ainsi qu'il

1. Despois cite (III, 215) l'auteur du Panégyrique de VEcole des femmes d'après qui les préceptes d'Ag-nès ne sont qu'une imitation de ceux que Don Quichotte donne à son écuyer, lorsqu'il va prendre le gouvernement d'une île. Il n'y a aucune analogie entre les préceptes d'Arnolphe et ceux que donne le héros de Cervantes à Sancho, lorsqu'il est sur le point de gouverner l'île de Barataria; dans les deux cas, il est vrai, on donne des conseils; il est excessif de voir là une imitation. G. HuszÂR. — Molière el VEspagne. 12

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procède pour Dom Garde de Navarre et aussi pour le Mariage forcé (IV, 9). Il ne s'appuie, dira-t-on, que sur des textes dont l'existence est certaine et qui sont évidemment antérieurs aux pièces de Molière ; sans doute, sa méthode est consciencieuse, rigoureuse, exacte; elle n'a qu'un léger défaut : la vérité lui échappe.

Il n'est pas de notre sujet de nous occuper des imitations possibles des œuvres italiennes : nous nous bornerons à citer quelques intermèdes espagnols que Molière utilisa peut-être ou qui, du moins, purent lui donner l'idée du Mariage forcé^ le dispensant de puiser dans « la réalité » : ce qu'il ne faisait pas très volontiers, sans doute pour démentir Despois. Dans un intermède qui porte un titre semblable : El casado por fuerza (Le marié par force), de Sébastian de Villaviciosa 1, on trouve l'ébauche du thème développé dans la farce de Molière ; dans un autre entremes del casado por fuerza ^, dont l'auteur est inconnu, un personnage, nommé Cachetés, se met l'esprit à la torture pour savoir s'il doit se marier ; le frère de la jeune fille qu'il a en vue

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