Arcadia de entremeses (Madrid
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le tire d'embarras, en l'obligeant, à coups de bâton, à épouser sa sœur ^ Cet intermède espagnol ne vaut pas grand'chose, et le Mariage forcé — si on l'en rapproche — est un chefd'œuvre ; il faut cependant en tenir compte comme d'une source d'inspiration probable. Molière — nous l'avons déjà signalé à plusieurs reprises — a tiré parti du comique des farces espagnoles : il j a, dans le Mariage forcé ^ un détail qui a dû être emprunté à un entremes de Benavente : La gloutonnerie de Juan Rana -. Un mari bat sa femme : il se justifie en disant que ces coups sont inexistants, puisque la réalité n'est qu'un produit de notre imagination. Il n'est pas impossible que l'idée de la plaisante réfutation de Sganaralle battant le philosophe pyrrhonien d'après qui il faut « parler de tout avec incertitude », ait été suggérée à Molière l^ar cet intermède ^, C'est peut-être pour cette raison que Despois-Mesnard l'ont vainement
1. Il y a une autre pièce: Casados por fuerza, de Alvaro Cubillo de Aragon ; en dehors du titre, elle n'a rien de commun avec la farce de Molière.