Léo Rouanet : Intermèdes espagnols (Paris, ISOT
3. Voir encore Don Juan Rana Comilon, traduit par Linguet (t. IV, p, 165), où il y a un trait analogue.
cherché dans Rabelais ^ Sgana relie qui refuse de se battre avec Alcidas, rappelle, en quelque manière, le protagoniste de la pièce française de ce nom ou son proche parent, Jodelet, qui n'ont pas, eux non plus, de « gorge à se couper ».
Pour le ballet qui accompagnait le Mariage forcée il nous semble, comme nous l'avons dit à propos des Fâcheux^ que Molière s'est inspiré des hailes ou des zarzuelas accompagnés de musique. Fournier l'avait déjà fait remarquer : « dans le Mariage forcé, TEspagne se glissait encore par une sarabande avec ballet, c'est-àdire tout à fait dans le goût de la dansa hablada, si fort en vogue au delà des Pyrénées- ». Ce ballet, d'ailleurs, est d'essence espagnole : il comprend, au troisième acte, un concert espagnol. Il est probable que c'est Molière lui-même qui en écrivit les vers*^.
La Princesse d Elide est, comme on sait, une traduction de la comedia de Moreto : El desden con el desden [Dédain contre dédain)^. « Molière