‹ Molière et l'EspagneChapitre 61 sur 109 · Despois-Mesnard font une hypothèse plaisante · texte numérisé non relu

Despois-Mesnard font une hypothèse plaisante

n'a fait que transporter dans l'antiquité et en Elide le sujet que Moreto a placé à Barcelone. Du reste, la donnée est toute semblable : Carlos cherche à vaincre l'insensibilité de Diana en affectant une insensibilité absolue à l'égard de Tamour : le succès de la ruse est le même dans Moreto et dans Molière. Seulement, chez l'auteur espagnol, l'intrigue est plus compliquée, les développements sont plus abondants, les caractères plus marqués 1 ». Despois parle des deux pièces, comme s'il s'agissait de deux « créations » différentes ! Mais la Princesse d' Elide n'est qu'une pâle copie de l'œuvre espagnole ; Molière n'eut qu'à conserver la finesse déployée par Moreto dans l'analyse et la peinture du développement d'une variété d'amour; il en usera plus heureusement avec d'autres pièces, ce qu'il importe à noter pour marquer l'influence véritable que l'Espagne exerça sur son art. On ne saurait

ils supposent, avec Cailhava, que les fêtes données en riionneur des Espagnoles Anne d'Autriche et Marie- Thérèse déterminèrent Molière à choisir un sujet de pièce dans un drame castillan (Mol., IV, 93). Mais il n'avait pas besoin d'un motif aussi spécial pour avoir recours à la comedia !

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