Querer la propria desdicha
G. HuszÂR — Molière et V Espagne. 14
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qu'il soit entièrement son oblig-é... Nous ne croyons pas que Molière ait été influencé par cette comedia de Lope ; nous ne signalons cette ressemblance qu'à titre de curieuse coïncidence. D'autres signes encore, dans le Misanthrope^ trahissent une origine espagnole. Ainsi, le refrain du sonnet d'Oronte (acte I, scène II), est, comme nous l'avons dit en parlant de Don Juan^ une traduction du castillan^ ; mais nous croyons, d'accord cette fois avec Gailhava, que la chute « jolie, amoureuse, admirable » que le complaisant Philinte admire dans le sonnet, pourrait bien avoir été dérobée aux Espagnols » - : en efl'et, toute cette poésie est castillane de ton ; les vers de ce genre gracieux, bien que légèrement imprégnés de gongorisme, abondent dans les comedias. Au IV« acte (scène IV), se trouve encore un dialogue qui paraît être imité de quelque drame espagnol. Le valet Du Bois qui « retarde par toutes sortes d'explications l'annonce de la nouvelle essentielle qui l'amène »,
1. Voir aussi la note de Despois-Mesnard, t. V, p, 462, où ils parlent de l'antithèse plaintive qui était déjà vieille en Espagne.