El castigo de la mi&eria
de Solorzano fournit plus d'un trait plaisant et bien observé à la peinture du fesse-matthieu de Molière. Don Marcos, c'est le nom du héros de la nouvelle espagnole, est le type de l'avare amoureux et riche que trompe un coquin nommé Gamara, lependant mâle, si l'on peut dire, de Frosine. Celui-ci fait jouer à sa complice, Isidore, la comédie de l'amour : puis l'un et l'autre prennent la fuite, en emportant l'argent et les meubles du vieux ladre qui pleure sa cassette comme le fera Harpagon K « L'avare de Scarron, c'est déjà l'avare de Molière, » dit M. Anatole France"^ qui veut rendre à Scarron (( un bien » que Molière lui a pris ; mais ne serait-il pas plus juste de n'avoir pas recours à la « méthode d'élimination » et de rendre ce « bien » à celui auquel il appartient en propre, au nouvelliste espagnol? En dehors des ouvrages que nous avons cités, la comedia 3 et plus encore, l'intermède
1. Dans une nouvelle d'Andres del Castillo : La mort de l'avare (Rib. t. XXXlII,o07), ils'ag-it d'un avare bourguignon que son fils est obligé de tromper et de voler même pour lui extorquer de l'argent.