Fournier : L' Espagne et ses comédiens, j
2. Calderôn, Cefalo y Pocris : il y a là « un torneo en forma de matachines ».
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teraient une maîtresse en lui donnant des fêtes mag'nifîques et galantes », est une comédie du « genre héroïque » ^ ; c'est dire que Molière fait un nouvel écart « romantique » et qu'il se rapproche du monde où s'agitaient les nobles chevaliers de la comedia. La rivalité d'amour de deux grands pour une princesse qui épousera l'humble et discret soupirant, qui l'attend depuis fort longtemps, n'est-ce pas un thème qui convient parfaitement au théâtre espagnol dont les aventures d'amour extraordinaires constituaient l'élément essentiel ? Même si Molière ne s'était pas inspiré de Don Sanche d'Aragon de Corneille qui doit beaucoup au Palaclo confiiso de Lope^, les Amants magnifiques porteraient l'empreinte profonde de l'héroïsme de la comedia. La plupart des personnages ont l'allure espagnole :