Voir Entre bobos anda el juego de Rojas
2. Voir, par exemple, don Martin de Herridor, dans De fuera vendra... ou La lia y la sobrina de Moreto.
la ruse d'amour à laquelle Julie et le vicomte ont recours, est bien espagnole. Nous ne serions pas surpris que Molière l'eût empruntée à La tia y la sobrina de Moreto : le galant fait semblant de faire la cour à la tante, et c'est de la jeune nièce qu'il est amoureux, stratagème qui était très à la mode chez les hidalgos ^ Le sonnet du P^* acte (scène I) où il y a une pointe de gongorisme, n'est pas « k l'italienne », comme le disait Auger^, mais à « l'espagnole ». Enfin, il y a dans La comtesse d' Escarbagnas un trait comique qui semble avoir été inspiré par Marthe la pieuse de Tirso de Molina. On se souvient de la leçon de latin que récite le jeune comte (scène VII) ; sa mère y voit une grossièreté qui la met en colère et lui fait dire au précepteur : « ce Jean Despautère-là est un insolent, et je vous prie de lui enseigner du latin plus honnête que celui-là ». Or, on trouve dans la comedia de Tirso un passage du même genre et qui produit l'effet comique que voulut provoquer Molière : « Quis putas ? Quae pu-