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Fouriiel : La Comédie au XVII*^ siècle, p

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ne reviennent-ils pas sans cesse dans son répertoire? Toutes les variétés de pédants, de précieuses, de femmes savantes et de médecins ig-norants, toujours objets de raillerie, se répètent et se ressemblent au point de se confondre. Ils paraissent tous dériver de quelque archétype auquel, pour chaque personnage nouveau, s'ajouterait un élément différent. Le pédant est un vieillard amoureux qui, le plus souvent, est avare par surcroît; l'intrig-ante se rapproche un peu de l'entremetteuse, etc.

Certaines comédies de Molière peuvent fort bien être rangées parmi les « farces » ou les « bouffonneries » ; ^ nous pourrions les comparer aux différents genres d'intermèdes espagnols où reviennent constamment les mêmes types grotesques : le vieillard avare ou pédant qui a une jeune fille qu'on lui enlève par quelque ruse ; le bourgeois comme Sganarelle ouïe roturier comme George Dandin qui est dupé par sa femme et qui se venge avec brutalité ; le médecin d'une honteuse ignorance dont tout le monde se moque, et le valet [hoho ou gracioso) qui ne tarit pas sur les bons tours qu'il sait jouer et qui

\ . Voir G. Lanson : Molière et la Farce (Revue de Paris, 1 mai 1901).

tient dans ses mains les fils d'une maigre et courte intrigue. Les personnages de la comedia proprement dite sont généralement d'une tonalité un peu uniforme et plus conventionnels encore que ceux de Molière dont nous venons de parler; il y a cependant cette différence essentielle que ceux-ci sont agités par des passions mauvaises, tandis que les premiers sont mus par Thonneur et par Famour. Mais on devine trop l'auteur, à travers ce que disent les uns et les autres; ils ne sont pas assez « objectifs»; si la manière dont s'expriment les caballeros et les damas est monotone, le langage des pédants, des médecins, des bourgeois, des marquis, des précieuses, des valets et des soubrettes, quoique assez caractéristique, est toujours semblable à lui-même.

Sans doute, Molière brisa les cadres traditionnels en créant quelques-uns de ses héros ; mais aussi le drame de Lope et de ses successeurs est moins pauvre en types d'une vérité universelle qu'on ne le prétend en général. Lope de Vega, « déterminé à dramatiser toutes les choses de ce monde ))^, travaillait vite, ce qui,

1 . Menéndez y Pelayo : Obras complétas de Lope, Observaciones preliminares, t. IV, p. 73.

du reste, était aussi le cas de Molière; il n'avait pas le temps de donner tout leur relief aux caractères qu'il avait entrepris de tracer dans quelques-unes de ses innombrables pièces; il manquait aussi de la profondeur du comique français et de sa merveilleuse pénétration psychologique ; le génie dramatique du poète espagnol n'avait pu étouffer le lyrisme excessif de son tempérament. Et, pourtant, il ébaucha plus d'un caractère que ses successeurs n'eurent qu'à perfectionner ; il laissa à Tirso, Alarcôn, Rojas et Moreto des comedias d'où ceux-ci purent tirer la « vraie » comédie. « Lope fit de véritables comédies de caractère de l'école de Térence, avec plus de désordre, plus de légèreté et un caractère plus superficiel, mais en revanche sans la manie pédagogique de Molière. Ainsi, par exemple, V Acier de Madrid et L'ingénieuse énamourée sont plus fraîches, bien que moins artificielles, que V Ecole des maris et les Femmes savantes. C'est Tirso et Alarcôn qui continuent cette tendance de Lope. Il est facile, en somme, de trouver chez celui-ci autant d'exemples de la comédie de Térence, de la comédie morale et de mœurs, que chez tous les autres auteurs réunis. »

N'oublions pas — la plupart des critiques français le reconnaissent d'ailleurs — que les personnages de Molière, j'entends les plus saillants, comme Tartuffe, Harpagon, ne sont pas des individus de chair et d'os, des êtres distincts, vivant de leur propre vie, ce sont de véritables types allégoriques, des abstractions personnifiées, des généralisations universelles ; en peignant l'avare ou plutôt un avare, il peint l'avarice; en décrivant un hypocrite, ildécritl'hypocrisie; ses caractères sont tout d'une pièce, et en raison même de la généralisation, exagérés, trop chargés et partant invraisemblables. Dans le théâtre espagnol, il y a quelques exemples de caractères plus humains, plus vrais que ceux de Molière, parce qu'ils appartiennent à des personnalités nettement définies. La complexité de l'âme est mieux exprimée par un individu qui, bien que dominé par une passion^ un vice ou un travers, n'en fait pas moins partie de la commune humanité ; ainsi, le menteur ou le calomniateur d'Alarcon ne sort pas de la réalité : on trouve et on trouvera toujours dans la vie des gens comme lui : il a donc une certaine généralité, puisqu'il représente un vice déterminé;

cependant sa personnalité ne disparaît pas. « Le défaut principal de Molière est d'avoir créé les types idéaux de l'hypocrite ou de l'avare, qui n'existent pas dans la réalité humaine où les caractères sont plus complexes : il n'y a pas d'individus qui sont simplement hypocrites ou avares comme par profession. De là la froideur et l'apparence dogmatique du théâtre de Molière. H y a plus de variété, plus d'éléments d'opposition et de contraste, plus de détails chez Alarcôn; le D. Garcia de la Vérité suspecte par exemple, n'est pas seulement un menteur, c'est en même temps un g-alant homme, spirituel, amoureux, qui parvient à être sympathique bien que son vice odieux dépare toutes ses bonnes qualités... Il est facile de représenter un hypocrite ou un avare, en rassemblant les traits de l'avarice ou de l'hypocrisie ; mais représenter un égoïste généreux comme le Don Domingo de Don Blas, réunir deux qualités si opposées à la manière d'Alarcon dans sa pièce II ny a pas de mal qui ne tourne à bien, est une tâche beaucoup plus ardue, et je ne connais rien dans Molière qui G. HuszÂR. — Molière et V Espagne, 18

se puisse comparer à cela ^ » 11 en est de même de don Mendo dans Les murs ont des oreilles : celui-ci n'y est pas seulement présenté comme un calomniateur de profession, c'est un homme de cour fin et courtois, qui ne peut venir à bout de sa détestable manie de médire ; il est en même temps individuel et général comme la plupart des caractères d'Alarcon. Cet auteur, qui s'inspire de Térence, peut parfois être mis en parallèle avec Molière lui-même ; en tout cas, les pièces que nous venons de citer de lui sont très significatives à notre point de vue : elles prouvent que le théâtre espagnol avait réalisé la subordination de la peinture des caractères aux complications de l'intrigue, avant que Corneille et Molière aient (( inventé » la comédie nouvelle.

Alarcôn ne fut pas seul à cultiver ce genre avec succès ; il faut joindre à son nom celui de Tirso de Molina qui, si l'on en croit M. Menéndez y Pelayo, est tel qu' « après Shakespeare, dans le théâtre moderne, il n'y a pas de créateur de caractères aussi puissant et aussi énergique »,

1 . Menéndez y Pelayo : Calderôn y su teatro (Madrid, 1896), p. 84.

mais il nous paraît que, malgré son profond talent d'observateur et l'humanité assez large de ses pièces, Tirso s'est contenté d'indiquer les contours de ses caractères et qu'il ne les a pas développés, ni élaborés complètement : aussi manquent-ils un peu de vie. Il n'en reste pas moins supérieur à Lope et à Galderôn par sa création de types universellement vrais pour tous les temps et tous les âges ; son don Juan, s'il est vraiment l'auteur de la pièce de ce nom — quelques critiques très remarquables en ont douté ^, — suffirait à le faire classer aux côtés de Shakespeare ; sa Marthe la pieuse est représentative d'un grand nombre de femmes ; Estela et Guillendans L'amour et V amitié sont aussi des caractères excellents.

Galderôn, sauf dans quelques comedias exceptionnelles, s'est efforcé plutôt de nouer et de délier les ingénieuses combinaisons de ses intrigues que de développer les caractères ; cependant il a donné à la comédie dite « térencienne » quelques œuvres brillantes : On ne

i. Farinelli : Don Giovanni {Giornale di Storia letteraria, t. XXVII), Torino, 1896. Cuatro palabras, Honienaj'e à Menéndez y Pelayo, t. I, Madrid, 1899.

badine pas avec Vamoui\ Le faux astrologue, Quelle est la plus grande perfection?^ Gardezvous de Veau qui dort, Chez Vhomme pauvre tout est projets, où quelques types comiques sont ébauchés de main de maître. Galderôn aurait pu exceller dans la peinture des caractères sérieux, sombres et tragiques ; son chefd'œuvre, L Alcade de Zalamea en témoigne : le protagoniste n'a rien de conventionnel comme les « caballeros » et les « criados » ; c'est un personnage bien vivant que ce digne paysan qui ne se soumet pas au formalisme du code d'honneur; il venge lui-même le déshonneur de sa fille, et à sa manière, qui est plus humaine et plus vraie que celle des hidalgos s'engageant, pour des vétilles, dans des duels mortels. Le tétrarque de Jérusalem qui souffre les tourments d'une jalousie posthume, dans Le plus grand monstre cest la jalousie, est une sorte d'Othello pâle et effacé ; mais un personnage de sa parenté, le médecin de son honneur, dont on sent d'ailleurs un peu trop a le goût du terroir », prouve que Galderôn aurait pu entrer plus profondément dans l'âme du tétrarque amoureux et le mettre sur le même plan que le héros de Shakespeare.

Moreto aussi a créé, en perfectionnant certains types de Lope, des caractères de comédie qui sont durables : ainsi les deux protagonistes de Dédain contre Dédain^ ainsi Le beau don Diego, jeune homme qui a la fatuité de croire qu'aucune femme ne peut le voir sans tomber follement amoureuse de lui; on peut l'opposer à Bélise, des Femmes savantes, mais sans être moins comique qu'elle, il est incomparablement plus vrai, plus humain, plus « européen ». Hurtado de Mendoza, Fauteur de Cest le mari qui fait la fenfime avait eu le mérite incontestable de tracer les caractères des deux frères, de tempérament opposé, qui reparaîtront dans V Ecole des maris, mais plus poussés. Le nom de Rojas qui, avec Moreto, cultiva spécialement cette variété de la comédie de caractère qu'on désigne sous le nom de comedia de [îgurôn, reste attaché au perfectionnement du type du valet que connaîtra et appréciera toute l'Europe. Castillo Solôrzano, par son Marquis de Cigarral traduit par Scarron sous le titre de don Japhet d'Arménie, contribua à la naissance du type intéressant dont sortira Ruy Blas lui-même, transformé par la puissance poétique de son auteur.

Mais il n'entre pas dans notre sujet de rendre compte des divers genres de comédie de caractère espagnols ; nous n'avons voulu que défendre les dramaturges castillans du reproche injuste qui leur a été fait de négliger absolument leurs personnages pour n'être attentifs qu'aux enchevêtrements de l'imbroglio.

Dans la comparaison des œuvres de Molière et de Lope ou de ses disciples, il importe de ne pas négliger certaines qualités des auteurs espagnols qui mettent mieux en lumière ce qui manque au créateur de Tartuffe : poètes d'une imagination ardente, ceux-ci possèdent en outre une qualité qui conviendrait fort bien à un comicjue qui veut « corriger les hommes en les divertissant », suivant l'expression de Molière. C'est Vhumour dont les dramaturges castillans possèdent le don, aussi bien que Shakespeare et ses compatriotes. Le grotesque, le burlesque et le bouffon occupent une large place dans leur théâtre : Tirso déploie dans la peinture des femmes malicieuses une maîtrise remarquable; sa force comique surpasse celle de ses confrères ; mais tous, à commencer par Lope, possèdent, à des degrés divers, la verve et surtout cet

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humour savoureux qui atteignit chez l'auteur de Don Quichotte son plein épanouissement. Il paraît même qu'on en retrouve quelques bribes chez Molière, dont la gaieté, plus propre à exciter les larmes que le rire, s'accorde assez bien avec cet esprit de raillerie pitoyable.

On n'a pas complètement défini l'œuvre de Molière par ce terme de « comédie de caractère » , elle est encore « comédie de mœurs » : c'est, dit-on, une qualité essentielle de ses pièces qu'on y trouve la peinture des mœurs de son époque ; les travers, les vices, les ridicules de ses contemporains y sont décrits ainsi que les usages et les coutumes de la vie française du XVII'' siècle, par un observateur dont l'ironie est moralisatrice. Mais la comedia, elle aussi, nous donne une image fidèle, quoique idéalisée, de la vie espagnole de l'âge d'or : les mœurs du peuple entier s'y reflètent : ses vertus comme ses vices, ses grandeurs comme ses folies, ses nobles aspirations comme ses ridicules. Les pièces qu'on a surnommées « comedias de costumbres » (comédies de mœurs) sont réellement les comédies de caractère et de mœurs du théâtre espagnol ; elles diffèrent de ces pièces

qui sont des drames d'intrig-ue et qu'on désig-ne sous le nom de « comedias de capa y espada », à cause du manteau et de Tépée que portaient les chevaliers qui y figuraient, définition d'ailleurs superficielle, car certaines « comedias décapa y espada » peuvent être considérées comme des comédies de caractère et des mœurs. Mais voici une question importante : dans quelle mesure le théâtre espagnol, en général, a-t-il réussi à peindre l'homme universel dans l'individu (( contemporain » qui paraît sur la scène? Les tableaux de mœurs qui portent la date du temps où ils ont été tracés, expriment-ils à quelque degré ce qu'il y a d'immuable et d'éternellement vrai dans les choses humaines? En vérité, la comedia a un caractère si national et si contemporain qu'on y trouve à peine quelque chose qui s'applique à toute époque et à tout peuple ; Vamour, qui en est le principal ressort, est éternel, certes ; mais il s'y combine avec toutes les exigences et les particularités d'un honneur qui est spécial à l'Espagne du xvii^ siècle et cela ne peut avoir que l'intérêt d'un document qui nous renseigne sur les mœurs d'une nation, à un moment déterminé de son histoire. Ce

n'est là qu'une caractéristique générale qui ne s'applique pas intég-ralement à toute la comedia : il y a, dans plus d'une de ces pièces, un élément « humain ». Que nous soyons Français, Espagnols, Hongrois ou Anglais, nous avons tous et nous aurons toujours en nous quelque chose de cet esprit chevaleresque qui anime tout le théâtre espagnol. Mais si la plupart des sujets de la comedia sont condamnés, en raison de ce qu'ils ont de local et de particulier, à demeurer étrangers à un public européen, de notre temps et plus encore dans l'avenir, la comédie de Molière, elle aussi, malgré ce qu'il y a en elle de permanent et d'universel, comporte une partie vieillie, démodée, peut-être inintelligible pour les temps futurs. Les affectations des précieuses espagnoles et françaises intéresseront toujours les lettrés, mais peut-on dire que les détails de leur manie aient une valeur dramatique qui s'impose partout et toujours? Quand Molière se moque des ridicules de la mode, des perruques et des pourpoints ou quand les dramaturges castillans raillent la furieuse envie qu'ont les dames madrilènes d' « un coche » c'est-à-dire d'une voiture, ou leur goût prononcé

pour le « chocolat » : ils nous fournissent des détails précieux pour l'histoire des mœurs de ce temps, mais il n'y a pas là vraiment de vérité éternelle.

On vante avec insistance ce mérite de chaque comédie de Molière de porter la marque de son pays et de son temps, on veut qu'il ait donné un tableau complet des mœurs de son époque ^ : n'y a-t-il pas dans cette louange quelque chose d'excessif ? Il nous semble, en effet, queLope deVega — pour ne pas parler de ses disciples — ébaucha certains types qu'on ne trouve pas chez Molière ; il porta sur la scène des vices, des travers, des passions et même des crimes que négligea le poète français. M. Jules Lemaître n'est-il pas un peu de cet avis quand il écrit à propos de Molière : « Je lui dirais aussi que son théâtre n'est peut-être pas un tableau si complet de la vie au xvii*^ siècle. Où est le financier, l'homme d'argent qui déjà grandissait? Et le juge, l'homme de robe de ce temps-là, digne,

1. « Molière rend possible de repeupler en idée toute la F'rance de Louis XIV », ainsi s'exprime, entre autres, M. André Le Breton (Petit de JuUcville : Histoire de la langue et de la litt. franc. ^ t. V, p. 38).

dur et cupide ? Et l'avocat, et le procureur, et tous les gens de loi?^ » Leur absence de la comédie de Molière est d'autant plus frappante que dans le théâtre espagnol de la période de l'âge d'or, dans !'(( entremes » ou la comedia, ces gens font de brèves apparitions, telles cependant qu'on ne se méprend pas sur leur qualité. Où sont, pourrait-on demander encore, l'entremetteur et la courtisane ^ que Lope dessina d'un trait assez net ? Où est le chevalier d'industrie dont Calderon fit une peinture brillante dans son don Diego de Chez r homme pauvre tout est projets ? Où est le peuple que ne représentent chez Molière que quelques personnages assez effacés, tandis que dans la comedia il figure sous les formes les plus diverses ? M. Jules Lemaître s'étonne encore de ce que Molière n'ait pas porté sur la scène le thème intéressant et dramatique de l'adultère qu'il a « nécessairement rencontré sur son passage, — peut-être à son foyer, ce qui expliquerait son abstention. » Gela

1. La comédie après Molière et le théâtre de Dancourt, p. 27.

2. El caballero de Olmedo, El riifian Castrucho, El anzuelo de Fenisa.

n'indique-t-il pas aussi que la réalité ne suffisait pas toujours à inspirer Molière? La raison que donne M. Jules Lemaître ne nous paraît pas probante ; Molière n'a-t-il pas ressenti lui-même les tourments d'un cœur jaloux, et cependant la description de ces souffrances tient, dans son théâtre, une large place. Il est, nous semblet-il, plus juste de soutenir qu'il ne trouva dans les pièces qu'il imitait aucune indication d'adultère : il s'abstint donc de le porter sur la scène. Ajoutons qu'il aurait pu trouver dans le théâtre espagnol quelques comedias à caractère tragique ^ , pour ce thème si « dramatique » .

Dans la comparaison de la comedia et du théâtre français, on aime à faire ressortir le caractère moral, sentencieux, presque doctrinal de ce dernier, tandis que le théâtre espagnol est accusé de frivolité et de légèreté, ne se souciant que d'amuser ou d'émouvoir et ne comportant guère d'enseignement; et, en effet, celui-ci est évidemment inférieur de ce point de vue à la comédie française. Molière pensait, il était philosophe, il avait sur l'homme et sur la vie une opinion plutôt pessimiste qu'il

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