‹ Molière et la comédie italienneChapitre 44 sur 121 · ASCANIO · texte numérisé non relu

ASCANIO

Maître, parlez de manière à être compris...

BARRA

Il a peut-être ses raisons pour vouloir que nous ne l'entendions pas...

CORCOVIZZO.

Dites vite ce que vous préférez, ou nous allons vous garrotter et vous conduire en prison.

MAMFURib.

Minvs pudendum eritpaïma feriri, quam quod congerant in veteres flagella nates; id nempé puérile est.

SANGUINO.

Que baragouinez-vous ? que barbotez-vous pour votre malheur ?

MAMFURIO.

J'opte pour les férules.

SANOUINO.

Bien. Gorcovizzo, applique-les ferme.

CORCOVIZZO.

Voici. Taf 1 et d'une.

ET LA COMEDIE ITALIENNE. i09

MAMFURIO. Oimè! Jésus! ofl

CORCOVIZZO.

Allons, Tautre main, bien ouverte. Taf ! et de deux.

MÂMFURIO.

Of! ofl Jésus I Maria!

CORCOVIZZO.

Étends bien la main, te dis-je; tiens la droite comme cela. Taf! et de trois.

MAMFURIO.

Ahi ! ahi ! oimè 1 uf of of of ! Pour l'amour de la passion (leNotre-Seigneur Jésus ! Potius faites-moi donner les étrivières, car je ne puis supporter une pareille douleur aux mains.

8ANOUIN0.

Soit, comme il vous plaît. Barra, prends-le sur tes épaules. Toi, Marca, tiens-lui ferme les pieds, qu'il ne puisse faire un mouvement. Toi, Gorcovizzo, descends-lui les braies et tiens-les bien bas, et c'est moi qui me charge de l'étriller. Quant à toi, maître, compte les coups un à un, à haute voix, qu'on t'entende ; et garde-toi bien de commettre une erreur dans le compte, car il faudrait recommencer.

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