‹ Molière et la comédie italienneChapitre 5 sur 121 · VI PREFACE · texte numérisé non relu

VI PREFACE

par le côté où j'avais affaire, par le côté qui regarde la France et surtout qui regarde Molière. Le champ de mon excursion nouvelle s'en trouve heureusement circonscrit. Il ne s'agit point d'embrasser l'histoire de l'art comique italien dans toute son étendue, mais d'en saisir et d'en montrer seulement ce qui se découvre du point de vue particulier où je suis placé.

On ne s'étonnera donc pas de ce que le tableau pourrait offrir d'incomplet, si on le considérait comme ayant pour objet direct le théâtre italien dans son ensemble ou dans tel développement qui lui est propre. En ce cas, on remarquerait tout d'abord que, dans la galerie des types ou des artistes célèbres de la commedia deW arte^ plusieurs ne figurent point parmi ceux que j'ai passés en revue. Le fameux signor Pulcinella ou Polecenellay par exemple, est absent. Ce n'est certes pas que je méconnaisse ni sa vogue prodigieuse, ni son antique noblesse. Le grotesque napolitain descend-il duMaccus campanîen, du mimus albus des Atellanes? Est-il né tout simplement dans les circonstances que raconte l'abbé Galiani? Rappelons le récit du spirituel Napolitain.

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