‹ Molière et la comédie italienneChapitre 60 sur 121 · SCARAMOUCHE · texte numérisé non relu

SCARAMOUCHE

Finta Pazza (la Folle supposée), représentée au Petit-Bourbon, le 14 décembre '4645. Ce sujet de la Finta Pazza est un de ceux qui ont été le plus exploités sur la scène italienne : il y a sous ce titre un canevas très-mouvementé de Flaminio Scala, le huitième de son recueil ; et c'est à l'occasion de cette première Finta Pazza, que le satirique Boccalini faisait cette critique peu galante : « Ognuno sa che tutte le donne sono pazze e che non possono fingere (ïessere quelle che 50wo. Chacun sait que toutes les dames sont folles et que, par conséquent, elles ne peuvent feindre d'être ce qu'elles sont*. »

Malgré cette critique, les Folles supposées ne laissèrent pas dese multiplier . Lapièce qui fut représentée au Petit-Bourbon était due au poète Giulio Strozzi. A la différence de celle de Scala dont la scène est à Pesaro, elle transportait l'action dans l'antiquité comme le prouve son second titre, la Finta Pazza o ^Achille in Sciro : elle avait, du reste, été antérieurement jouée à Venise, en d641, sur le Teatro novissimo délia cavalerizza.

Les intermèdes de danse et de musique, les décors et les machines du célèbre Torelli, firent, à Paris comme à Venise, le principal attrait de la

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